Présidentielle: le Medef avance des propositions pour un système éducatif « performant »

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Priorité au primaire, autonomie des établissements, renforcement du rôle des entreprises dans les filières d’apprentissage: le Medef a exposé jeudi, en vue de la présidentielle, ses propositions pour une « refonte réelle du système éducatif » afin que « 100% des élèves soient citoyens et employables ».

« Le système éducatif français ne répond plus aux enjeux de l’avenir. Il est profondément inégalitaire, et comme on demande souvent à l’entreprise de pallier ses déficits, nous nous sentons légitimes à entrer dans le débat », a déclaré Florence Poivey, présidente de la commission éducation, formation et insertion au Medef, lors d’une rencontre avec la presse.

« Notre ambition est que dans 10 ans, 100% des élèves soient citoyens et employables à la fin de leur scolarité et tout au long de leur vie », alors que 140.000 élèves décrochent du système scolaire et que 25% entrent en 6e sans maîtriser les fondamentaux, a-t-elle ajouté.

La première organisation patronale propose d’afficher l’école primaire comme « la priorité éducative », avec un réorientation « massive » des budgets, notamment du lycée, vers le primaire. Elle souhaite une « autonomie de décision et d’organisation » des écoles pour leur permettre des innovations pédagogiques ou techniques, adaptées en fonction des élèves. Et inclure le numérique dans le socle de connaissance générale.

Au collège et au lycée, dont le Medef prône aussi l’autonomie, la pédagogie doit « évoluer pour valoriser la capacité à entreprendre et la curiosité afin de mieux repérer les talents ». Les élèves et leurs familles devraient avoir une « information optimale » sur les trajectoires et les débouchés des filières, territoire par territoire. « Les entreprises et l’enseignement ne travaillent pas assez ensemble », a commenté Florence Poivey, également favorable au développement de « passerelles » entre les formations professionnelles et académiques, dans les deux sens.

La centrale de Pierre Gattaz souhaite renforcer l’implication des entreprises dans la voie professionnelle. « Aujourd’hui les entreprises ne sont pas clairement au coeur de la décision, la région peut bloquer l’ouverture d’une formation même lorsque les entreprises la financent à 100% », déplore la responsable patronale.

Concernant l’apprentissage, le Medef demande qu’il soit « aligné sur le droit commun du travail », afin d’éviter par exemple les recours aux prud’hommes en cas de rupture du contrat. « Et l’apprentissage n’a pas besoin de perfusion » sous forme de subventions publiques, a taclé Mme Poivey.

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