Écoles primaires en Seine-Saint-Denis: la ministre se donne une bonne note

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Cinq cent postes créés, concours exceptionnel reconduit, des contractuels mieux formés: la ministre de l’Éducation nationale a dressé jeudi le bilan des 9 engagements pris il y a deux ans pour remédier au déficit d’instituteurs en Seine-Saint-Denis.

A la rentrée scolaire 2014, de nombreuses classes de primaire s’étaient retrouvées sans maître, une situation qui avait provoqué une mobilisation sans précédent de parents d’élèves, en particulier à Saint-Denis.

En cause, la forte croissance de la démographie scolaire, combinée à la faible attractivité de ce département, le plus jeune et le plus pauvre de France métropolitaine, auprès des futurs professeurs des écoles.

Sur les 9 mesures correctives que la ministre Najat Vallaud-Belkacem s’était alors engagée à mettre en oeuvre, 7 l’ont déjà été, affirme le ministère dans un communiqué. « Cela se traduit, pour les écoles de Saint-Denis, par l’augmentation du nombre d’enseignants titulaires et une meilleure stabilité des équipes enseignantes », est-il précisé.

Au total, 503 postes ont été créés sur la seule rentrée 2016, portant à 1.066 le nombre de créations depuis 2012 en Seine-Saint-Denis.

En outre, la ministre a annoncé jeudi la reconduction en 2017 pour la 3e année consécutive du concours exceptionnel mis en place dans l’académie de Créteil et qui permet aux candidats d’autres académies de concourir.

« A la session 2016, 9.069 candidats s’étaient inscrits à ce concours exceptionnel, ce qui a permis de pourvoir l’ensemble des 500 postes ouverts », selon le communiqué.

En 2016, 2.300 postes ont ainsi été offerts au concours de professeur des écoles, un chiffre presque trois fois supérieur à celui de 2012 (850).

Au titre des engagements tenus, le ministère met aussi en avant l’instauration d’une formation en alternance dès la première année de master. Jugée concluante, cette expérimentation a été étendue dans les académies de Versailles, Amiens et Reims.

Enfin, alors que le recours massif à des contractuels sans expérience dans l’enseignement avait été très critiqué, ils bénéficient désormais d’une semaine de formation avant la rentrée scolaire et de formations tout au long de l’année.

Au titre des engagements qui n’ont pu être honorés, le ministère admet que le projet de créer un concours spécifique pour encourager les contractuels à devenir enseignants n’a pu aboutir pour des raisons juridiques liées au statut des fonctionnaires mais devrait être rendu possible par l’adoption de la loi Egalité et Citoyenneté.

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