Alerte sur l’épuisement des inspecteurs de l’Éducation nationale (étude)

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Une partie des inspecteurs de l’Éducation nationale se trouvent dans un état « d’épuisement professionnel », alerte une étude présentée jeudi, la première réalisée sur leur moral.

Cette étude, menée par le chercheur Georges Fotinos et le médecin psychiatre José Mario Horenstein pour le compte de la Casden (banque coopérative des enseignants), a été dévoilée dans le cadre du salon du numérique éducatif Educatec-Educatice.

Parmi les inspecteurs de l’Education nationale (IEN), huit sur dix déplorent une dégradation de leurs conditions de travail et neuf sur dix relèvent une augmentation de leur volume de travail depuis un à quatre ans.

Une très large majorité (96%) « expriment un sentiment de stress de plus en plus fréquent ».

Plus d’un sur cinq (23,33%) présente une « présomption de burn-out », selon l’analyse de leurs déclarations, et près des deux-tiers (60%) disent être dans un état de fatigue physique « toujours » ou « presque toujours ».

L’enquête a été réalisée par questionnaire en ligne du 7 mars au 7 mai 2016 pour les IEN, avec un autre volet du 7 mars au 7 juin 2016 pour les inspecteurs d’académie-inspecteurs pédagogiques régionaux (IA-IPR). Ont répondu 607 IEN, soit 28% de ceux en activité, ainsi que 222 IA-IPR (près de 18% de ceux en poste).

Georges Fotinos, expert sur les questions de climat en milieu scolaire, préconise notamment de « limiter la polyvalence excessive et la multiplicité des missions » des inspecteurs en mutualisant les compétences, et d’organiser des stages obligatoires sur la gestion des conflits.

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