Hauts-de-France: des moyens supplémentaires pour les projets de l’initiative « rev3 »

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La région Hauts-de-France va allouer des moyens supplémentaires aux projets de son initiative « rev3 », lancée en 2013 pour accompagner la « 3ème révolution industrielle », et va ouvrir une « École des métiers » pour les nouvelles activités, a annoncé mardi son président Xavier Bertrand.

« Nous allons concentrer des moyens supplémentaires sur nos politiques de la région avec ce label rev3 », a indiqué M. Bertrand lors d’une rencontre avec la presse.

« Il ne s’agit pas de labelliser à tout va », a-t-il dit, mais « des crédits aujourd’hui fichés sur les lycées ou l’agriculture pourront être fléchés si on est bien dans la cohérence et la logique de rev3 ».

M. Bertrand a ajouté que « dans l’année qui vient », la région veut ouvrir des antennes de rev3 dans les établissements d’enseignement qui relèvent de sa compétence (lycées, CFA) pour « sensibiliser enseignants et jeunes » et « pouvoir commencer à développer des mini-entreprises qui pourraient être dans la logique Rev3 ».

« Un peu plus loin, nous voulons ouvrir une École des métiers de la troisième révolution industrielle », avec des antennes dans toute la région, a-t-il poursuivi.

L’initiative rev3, lancée fin 2013 avec le concours de l’économiste américain Jeremy Rifkin, vise à créer une « nouvelle stratégie » régionale avec trois volets: la transition énergétique et environnementale, la transformation industrielle vers l’économie numérisée et la transition sociale et sociétale, a rappelé M. Bertrand.

Philippe Vasseur, commissaire spécial à la réindustrialisation et à la revitalisation des Hauts-de-France, a précisé que rev3 regroupe aujourd’hui 700 initiatives.

Des outils spécifiques de financement ont été mis en place: un « livret d’épargne citoyenne » a collecté à ce jour 14 millions d’euros pour financer des petits projets labellisés rev3 et un fonds d’investissement européen dédié à la troisième révolution industrielle, avec la BEI et la région, a réuni 37 millions d’euros.

L’un des objectifs majeurs du programme rev3 est de faire des Hauts-de-France « la première région d’Europe pour le biométhane injecté », a dit M. Vasseur.

Aujourd’hui, 5 unités produisent du biométhane, et une vingtaine d’autres sont prévues à horizon d’un an.

Un « technocentre » dédié à la méthanisation sera créé. Sa localisation sera décidée courant 2017.

A un horizon plus lointain, M. Bertrand veut développer « de nouvelles ressources d’énergie décarbonée », en citant l’hydrolien et le photovoltaïque, et en jugeant qu’il y a assez d’éolien. Il a indiqué que la région proposerait au début 2017 son projet énergétique.

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