Un enseignant condamné à 10 ans de prison pour avoir violé son élève de 14 ans

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Un enseignant d’éducation physique a été condamné mercredi à 10 ans de réclusion criminelle par la Cour d’assises des Yvelines, à Versailles, reconnu coupable de viols sur l’une de ses élèves, en 2001 alors qu’elle était âgée de 14 ans, et les trois années qui ont suivi.

La peine est conforme aux réquisitions de l’avocat général. « La parole (de la victime) est authentique, j’en suis persuadée: je demande que vous lui apportiez tout crédit », avait-elle enjoint aux jurés.

La victime, aujourd’hui âgée de 30 ans, avait expliqué lors du procès, entamé lundi, n’avoir pu résister à ce « bon prof de sport » qu’elle considérait comme son « idole ». « Je voulais être comme lui, j’étais complètement sous son emprise, je faisais tout ce qu’il me disait », avait-elle soutenu.

Elle n’avait fait état des viols qu’en 2012, auprès de la seconde compagne de l’enseignant -dont il est séparé depuis 2010-, via un message sur Facebook.

Elle avait alors expliqué vouloir « soulager sa conscience » et affirmait ne pas souhaiter déposer plainte.

Selon elle, les faits se seraient déroulés une première fois au domicile de l’enseignant, à l’issue d’un entraînement de rugby, puis à plusieurs autres reprises dans les vestiaires du collège de Villepreux (Yvelines), dans la salle des professeurs et chez la jeune fille, en l’absence de ses parents.

Devant les jurés, l’ex-enseignant, particulièrement apprécié dans son établissement où il était resté près de vingt ans avant de se reconvertir récemment en coach sportif, a reconnu les relations sexuelles avec l’adolescente, mais lorsque celle-ci avait plus de 15 ans, et toujours avec un consentement réciproque.

« Bien sûr que c’était totalement inapproprié, totalement prohibé et que des barrières auraient dû jouer. C’est idiot, c’est glauque, c’est inacceptable, il a fait vivre (à la victime) une histoire d’une grande médiocrité », a convenu l’avocat de la défense, Me Frédéric Champagne, en réfutant toutefois les viols – faute de preuves – et en demandant une condamnation pour des seules agressions sexuelles.

Lors des débats, un expert psychiatre avait « écarté la pédophilie » chez l’accusé. « On n’est pas dans l’anomalie, la déviance sexuelle », il n’y a « pas de structure de perversion », « pas d’état dangereux »: « Il est curable et réadaptable », avait encore affirmé le médecin.

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