Enseignantes, nous sommes parties en mobilité à l’étranger

Les enseignants peuvent participer à des mobilités à l'étranger, sur leur temps libre, pour découvrir comment on enseigne ailleurs, préparer la mobilité de leurs élèves ou se former. Témoignages de deux enseignantes. 

Marine Breton (à gauche) en Lituanie

Marine Breton (à gauche) en Lituanie

Marine Breton, enseignante en lettres et histoire-géographie au lycée professionnel Louis-Jacques Goussier à Rezé (44), près de Nantes, a passé une partie de ses vacances d’automne avec huit collègues, en Lituanie. Organisée et financée par l’établissement, cette mobilité s’inscrit dans la préparation d’une mobilité des élèves du lycée dans le cadre du programme Erasmus+.

Préparer l’Erasmus + des élèves

« Nous souhaitons que nos élèves – de bac professionnel ou de deuxième année de CAP – partent au printemps 2018. Nous voulions avoir toutes les cartes en main pour monter un dossier Erasmus+ qui ait ses chances : choisir et connaître les entreprises qui accueilleront les jeunes, vérifier que les patrons aient bien compris que les élèves ne parleraient qu’en anglais. Et rencontrer des collègues lituaniens, en lycée professionnel. J’étais là pour préparer le volet culturel du séjour. Nous sommes partis sept jours à Vilnius et Alytus, en Lituanie. Ce séjour a été financé sur les fonds propres de l’établissement et préparé par les deux chefs des travaux du lycée, dont un avait déjà monté un projet Léonardo (aujourd’hui Erasmus + ) avec la Lituanie dans un autre lycée nantais. »

Motivation de l’équipe et ouverture

« Cette expérience, avec huit collègues, dont le proviseur adjoint, les deux chefs des travaux et six enseignants, a donné un élan supplémentaire à notre projet. Nous avons été accueillis avec beaucoup d’enthousiasme par nos collègues lituaniens. De plus, observer, découvrir ensemble, se côtoyer hors de l’établissement aussi, donne encore plus envie de travailler ensemble.

Par ailleurs, le fait de raconter à d’autres enseignants comment on travaille permet d’analyser un peu ce que l’on fait. Et aller voir d’autres façons de faire évite de trop se regarder le nombril ! J’ai constaté, par exemple, que les élèves répondaient du tac au tac en anglais lorsque nous leur posions une question. Par rapport à nos élèves, ils sont décomplexés à ce niveau là ! »

Ecrire le dossier Erasmus +

« Un gros travail reste à faire pour écrire le dossier Erasmus +, à rendre en février 2017. La Dareic  (déléguée académique aux relations européennes et internationales) nous aide dans ce projet et va relire le dossier. Ce qui est sûr c’est que ce voyage, financé par l’établissement, reflète notre motivation et notre engagement dans ce projet. Nous saurons en juin 2017 s’il est accepté. »

A noter, le programme Erasmus + comprend également un volet consacré à la mobilité des enseignants et des formateurs.

Elodie Steinmann

Elodie Steinmann

Elodie Steinmann, enseigne l’anglais au collège depuis 16 ans, actuellement au collège Foch à Strasbourg (67). En juillet 2011, elle est partie deux semaines à Worthing au Sud de l’Angleterre, pour s’immerger dans la culture britannique et suivre des cours. Un stage de mobilité proposée par le CIEP (Centre international d’études pédagogiques).

Par la voie hiérarchique

« En novembre ou décembre 2010, mon inspecteur m’a informée de l’existence d’un dispositif du CIEP permettant de partir en séjour à l’étranger, pendant l’été. Il fallait remplir un dossier, avec une lettre de motivation, un questionnaire, et en précisant les dates et le lieu souhaités. Le chef d’établissement et l’inspecteur devaient émettre un avis.

Sur place, le logement, la nourriture, les cours et des visites, étaient pris en charge par le CIEP (Centre international d’études pédagogiques), sauf le transport pour se rendre à Worthing , près de Brighton, en Angleterre. »

Stimulation intellectuelle

« J’en attendais un peu de dépaysement, de vraie immersion dans la culture britannique. Je n’ai pas été déçue ! J’étais hébergée dans une famille d’accueil. Chaque matin, nous allions en cours : beaucoup de littérature, un peu d’histoire et de géographie et aussi des petits jeux de rôles et des mises en situations d’enseignement. J’ai été agréablement surprise par ces cours, qui ressemblaient vraiment à ce qu’on avait pu avoir à l’université. C’était très stimulant intellectuellement. »

Riches échanges avec des professeurs des écoles

« Une autre dimension intéressante du séjour était de ne pas être seulement entre profs de collèges, mais avec beaucoup de PE (professeurs des écoles). J’avoue que j’ai été surprise par tout ce qu’ils arrivent à faire, avec peu de temps et peu de connaissance de la langue. Certains venaient parce qu’ils ressentaient une extrême difficulté à enseigner la langue mais étaient motivés. Je m’en rendais d’autant moins compte qu’en Alsace, où j’enseigne, les élèves sont vraiment débutants en anglais en 6e. Ils font tous de l’allemand à l’école primaire. »

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