Un professeur de sport devant les assises des Yvelines pour viols sur une de ses élèves

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Un professeur d’éducation physique et sportive de 51 ans est jugé lundi par la cour d’assises des Yvelines pour des viols et atteintes sexuelles sur mineure par personne ayant autorité pour avoir abusé d’une collégienne de son établissement entre 2001 à 2004, ce qu’il nie.

Placé sous contrôle judiciaire en 2012, ce père de quatre enfants, issus de deux unions différentes, qui a enseigné pendant 19 ans au sein du collège Léon-Blum de Villepreux (Yvelines), comparaît libre.

Devant la cour d’assises comme pendant l’enquête, il a reconnu avoir eu « une dizaine » de relations sexuelles avec l’adolescente âgée de 14 ans au début des faits reprochés, mais estime qu’elles étaient « consenties ».

Les faits seraient survenus alors que l’accusé, qualifié de « charismatique » par des proches, entraînait l’adolescente âgée de 14 ans au rugby. Ils se seraient déroulés à son domicile à lui, puis à plusieurs autres reprises dans les vestiaires du collège ou encore dans la salle des professeurs.

Aux enquêteurs, la victime, qui se destinait au même métier que son agresseur présumé, dira n’avoir pu résister à celui qu’elle considérait comme son « idole », par « peur » et par « sidération ». « On ne dit pas non à quelqu’un qu’on aime bien », a-t-elle expliqué, même si elle avait conscience d’être son « objet sexuel », sa « poupée ».

« Il se mettait en colère » quand « elle disait ne plus vouloir » et de surcroît, elle ne voulait pas « passer pour la +pute du village+ », a aussi rappelé la présidente en rapportant les mots employés par la jeune fille devant les enquêteurs.

Les agissements présumés de l’accusé n’ont été dénoncés qu’en 2012, par sa seconde compagne -dont il s’était séparé deux ans plus tôt- qui a reçu via le réseau social Facebook les confidences de l’ancienne élève de son mari, cette dernière lui expliquant qu’elle voulait seulement soulager sa conscience.

Reconnaissant avoir eu des relations sexuelles avec la collégienne devant les enquêteurs après son interpellation dans l’enceinte du collège, l’enseignant au casier judiciaire jusque-là vierge a rapidement été mis en examen puis laissé libre sous contrôle judiciaire. Les faits, correctionnalisés dans un premier temps, ont été requalifiés pour être jugés devant un jury d’assises sur requête de la partie civile.

Le procès doit durer trois jours.

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