Education: la vice-rectrice de Mayotte provoque la colère d’un syndicat d’enseignants

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Les propos de la vice-rectrice de Mayotte, recommandant aux parents qui « n’adhèrent pas au cadre de l’école de la République » de scolariser leurs enfants dans des écoles associatives, ont provoqué la colère du syndicat d’enseignants SNUipp/FSU qui a alerté lundi la ministre de l’Education nationale.

Fin octobre, sur les ondes d’une radio privée, la vice-rectrice Nathalie Constantini, en réaction à une auditrice qui se disait insatisfaite de la mise en oeuvre des rythmes scolaires à Mayotte, a affirmé « qu’il faut que les gens comprennent que s’ils ne souhaitent pas respecter le cadre de l’école de la République, ils ont d’autres possibilités: il existe sur ce territoire des écoles associatives ».

« A partir du moment où les gens ont le choix, ils peuvent soit instruire leurs enfants à domicile, soit les scolariser dans une école de la République, soit les scolariser dans une école associative », a-t-elle ajouté.

« L’école de la République est la même ici qu’ailleurs. (…) Donc, le cadre de l’école de la République on y adhère ou on n’y adhère pas » et « si on adhère au cadre de l’école de la République avec toutes ses valeurs, qui permet d’accueillir tout le monde (…), on fonctionne avec les règles qu’elle a proposées », a-t-elle insisté.

Pour le secrétaire départemental du SNUipp à Mayotte, Rivomalala Rakotondravelo, cela revient à un désaveu de l’enseignement public à Mayotte.

Dans un courrier envoyé début novembre à Najat Vallaud-Belkacem, le syndicat dénonce ces propos et rappelle que « ces écoles associatives fonctionnent en dehors de tout cadre légal et sans contrôles sérieux du vice-rectorat de Mayotte ».

« Pourquoi s’obstiner à appliquer bêtement et aveuglement les rythmes scolaires à Mayotte quand on sait qu’il y a les rotations (certains élèves ne vont à l’école qu’une demi-journée, faute de place pour tous, ndlr), quand on sait que les écoles ne respectent pas les règles de sécurité, quand on sait qu’à Mayotte, les écoles ne sont pas toutes équipées d’une cantine scolaire et que les enfants mangent à même le sol? », s’est-il il interrogé.

Il souligne « qu’à Mayotte plus qu’ailleurs, on a plus besoin de l’école publique d’autant plus que 83% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté ».

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