La ministre de l’Education nationale dote la Seine-Saint-Denis de personnels de sécurité supplémentaires

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Najat Vallaud-Belkacem a annoncé vendredi des postes supplémentaires dédiés à la sécurité des établissements scolaires dans trois départements franciliens, dont la Seine-Saint-Denis, après les violences connues par ce département ces dernières semaines.

Pour l’académie de Créteil, qui supervise le Val-de-Marne, la Seine-et-Marne et la Seine-Saint-Denis, « j’ai décidé de créer 18 postes, c’est à dire une augmentation de 35%, des effectifs d’équipes mobiles de sécurité », a expliqué la ministre de l’Education nationale. Sa conférence de presse avait lieu après une rencontre avec les chefs d’établissement et personnels agressés lors des dernières semaines, dont elle a salué le « courage ».

Dans le détail, 10 personnels de sécurité seront chargés de faire de la prévention, et quatre psychologues cliniciens ainsi que quatre conseillers prioritaires d’éducation (CPE, enseignants chargés de superviser les élèves) seront en charge du volet éducatif contre la violence.

Ces équipes mobiles de sécurité, ont joué un « rôle fondamental » lors des derniers épisodes de violence, comme lors de l’attaque aux cocktails Molotov contre un lycée de Tremblay-en-France, en intervenant dès les premières minutes après les incidents, a rappelé Mme Vallaud-Belkacem.

Tous les établissements scolaires qui le souhaitent en Seine-Saint-Denis peuvent également solliciter un « diagnostic de climat scolaire », pour évaluer l’état des violences et les besoins de sécurité au cas par cas, a-t-elle ajouté.

« Nous mobilisons tous nos moyens pour que ces diagnostics de climat scolaire soient rapidement faits et que des réponses opérationnelles puissent être apportées vite », notamment en matière de formation des enseignants et chefs d’établissement, a insisté la ministre.

De nouveaux centres sont ouverts depuis la rentrée pour former les personnels de l’Education nationale à la « gestion de crise », et Mme Vallaud-Belkacem va s’assurer que « celui de Melun (Seine-et-Marne) bénéficie tout particulièrement aux personnels de Seine-Saint-Denis ».

Une vague de violences dans et aux abords de nombreux établissements scolaires ont créé l’émoi en France en octobre. En plus des événements de Tremblay-en-France, où la proviseure a été molestée, un lycée de Saint-Denis a également subi une attaque venue de l’extérieur. Des agressions d’élèves envers des adultes ont également eu lieu au Blanc-Mesnil et à Epinay (Seine-Saint-Denis), ainsi que près de Toulouse ou à Strasbourg.

Face aux élèves très violents, « L’Education nationale ne peut apporter seule toutes les réponses », a estimé Mme Vallaud-Belkacem. Elle a donc réclamé un rapport, en coordination avec les ministères de la Santé et celui de la Justice, pour améliorer la prise en charge de ces jeunes.

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