Violences devant un lycée de Seine-Saint-Denis: garde à vue prolongée pour sept mineurs

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Les gardes à vue de sept mineurs, suspectés d’avoir pris part aux violences de la semaine dernière devant un lycée de Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis), ont été prolongées mercredi, a indiqué le parquet de Bobigny.

Huit jeunes – sept mineurs et un jeune majeur – avaient été interpellés mardi au petit matin dans plusieurs communes de Seine-Saint-Denis et en Seine-et-Marne pour leur participation supposée à ces échauffourées qui avaient éclaté le 17 octobre devant le lycée professionnel Hélène-Boucher.

Le majeur a été relâché, faute d’éléments suffisants, a précisé le parquet.

Tous contestent avoir pris part aux violences, selon une source proche de l’enquête.

L’un des gardés à vue est soupçonné d’avoir porté un coup de pied à la proviseure de l’établissement alors qu’elle tentait d’apaiser la situation, a-t-on indiqué de même source. Il n’est pas scolarisé dans ce lycée.

L’irruption de violences avait impliqué quelque 80 jeunes, dont une dizaine particulièrement virulents, d’après la police.

Quatre cocktails Molotov avaient été lancés sur la façade du lycée sans faire de dégâts, et trois autres bouteilles contenant du liquide inflammable avaient été retrouvées à proximité.

Il s’agissait du troisième épisode de violences en un mois aux abords de ce lycée professionnel. Le 10 octobre, une trentaine de jeunes munis de barres de fer s’étaient affrontés devant l’établissement où, quatre jours plus tôt, deux véhicules avaient été incendiés.

Ces incidents se sont produits dans un climat émaillé d’autres actes de violences en milieu scolaire. Le Premier ministre Manuel Valls a promis que l’État poursuivrait « sans relâche ceux qui s’en prennent à nos professeurs, nos écoles, nos forces de l’ordre ».

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