Un instituteur frappé devant ses élèves dans la rue à Argenteuil

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Un enseignant a été violemment agressé lundi par deux jeunes hommes alors qu’il ramenait sa classe de CE2 d’un cours de sport à Argenteuil (Val-d’Oise), a-t-on appris mardi de sources concordantes, confirmant une information du Parisien.

Vers 11H30, « l’enseignant était en train de sermonner une élève indisciplinée quand une voiture s’est arrêtée à la hauteur du groupe. Ses deux occupants s’en sont pris à l’instituteur qui aurait répondu: +Je suis en train de la gronder, je suis son maître+ », a détaillé une source policière.

« L’enseignant, qui a été réentendu dans l’après-midi, n’a entendu aucun propos à connotation religieuse », a indiqué à l’AFP le procureur de Pontoise, Yves Jannier.

Mardi matin, une source policière avait déclaré que l’un des deux agresseurs de l’enseignant lui « aurait répliqué: +Le seul maître, c’est Allah+ ». En fin de journée, cette source a confirmé que l’instituteur « n’avait pas entendu » de tels propos.

Après avoir pris à partie l’enseignant, les deux hommes l’ont ensuite fait chuter à terre et lui ont asséné des coups de poing au visage.

L’instituteur, qui a dit avoir été accusé de racisme, s’est vu prescrire deux jours d’incapacité temporaire de travail (ITT), a ajouté le procureur.

« L’immatriculation de la voiture a été relevée et une personne est en cours d’audition, mais elle ne correspond pas à la description des agresseurs », a-t-il poursuivi.

L’enseignant, qui a repris le travail mardi, a déposé plainte. Le commissariat d’Argenteuil est chargé de l’enquête ouverte par le parquet de Pontoise.

Des inspecteurs se sont rendus mardi matin à l’école Paul Langevin « pour entendre les équipes », a expliqué à l’AFP la direction académique du Val-d’Oise.

« L’enseignant a voulu être présent ce matin. Pour l’instant, il n’y a pas eu de demande d’intervention particulière auprès des enseignants et des élèves, mais nous restons a l’écoute », a-t-on poursuivi.

Contacté par l’AFP, le directeur de l’école a indiqué qu’il ne souhaitait pas s’exprimer, tout comme l’enseignant.

« Il y a en Seine-Saint-Denis et dans le Val-d’Oise depuis quelques jours une montée des violences à l’égard des fonctionnaires – parce que ça vise aussi bien les policiers que les enseignants et les proviseurs – qui commence à faire beaucoup, donc il faut condamner absolument chacun de ces actes », a déclaré mardi Najat Vallaud-Belkacem sur RTL.

Lundi, dans le département voisin de la Seine-Saint-Denis, la proviseur d’un lycée de Tremblay-en-France a été frappée à la grille de son établissement, sur lequel plusieurs cocktails Molotov ont été lancés par des jeunes qui s’en sont également pris aux forces de l’ordre.

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