Agressions d’enseignants et policiers: « l’Etat poursuivra sans relâche » les auteurs (Valls)

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L’Etat poursuivra « sans relâche » les auteurs d’ agressions d’enseignants et de policiers, a affirmé mardi Manuel Valls, après des actes violents commis lundi contre des enseignants, principalement en banlieue parisienne.

« L’État poursuivra sans relâche ceux qui s’en prennent à nos professeurs, nos écoles, nos forces de l’ordre », a réagi le chef du gouvernement sur son compte Twitter, après deux nouvelles agressions à Argenteuil (Val d’Oise) et au Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis).

Un enseignant a été roué de coups lundi par deux jeunes hommes alors qu’il ramenait sa classe de CE2 d’un cours de sport à Argenteuil, en banlieue parisienne, a-t-on appris auprès de la police.

Lundi matin au Tremblay-en-France, la proviseur d’un lycée de cette banlieue de Seine-Saint-Denis a été frappée à la grille de son établissement, devant lequel des jeunes s’en sont ensuite pris aux forces de l’ordre, avec des mortiers artisanaux.

Ces deux agressions d’enseignants font suite à une série de graves incidents visant des policiers.

Dans la nuit de samedi à dimanche, des policiers ont été pris dans un guet-apens suivis d’échauffourées avec une centaine de jeunes dans le quartier sensible du Val-Fourré, à Mantes-la-Jolie (Yvelines), marquées par des jets de cocktails Molotov et de projectiles sur les forces de l’ordre.

A Bastia samedi, plusieurs dizaines de jeunes cagoulés ont lancé des cocktails Molotov sur les forces de l’ordre assurant la protection de la préfecture de Haute-Corse, peu après la dispersion vers 16H30 d’une manifestation de soutien à de jeunes nationalistes corses condamnés début octobre.

Le week-end précédent, une très violente agression contre une voiture de policiers à Viry-Châtillon (Essonne) aux abords du quartier sensible de la Grande-Borne, avait suscité l’émoi. Quatre agents avaient été blessés, dont deux gravement.

Plusieurs centaines de policiers ont d’ailleurs manifesté de manière exceptionnelle à Paris, mardi soir, sans mot d’ordre syndical, pour exprimer leur ras-le-bol après l’attaque contre leurs collègues à Viry-Châtillon, faisant fi du devoir de réserve rappelé par leur hiérarchie.

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