Seine-Saint-Denis: des cocktails molotov lancés sur un lycée, la proviseure agressée

logo AFP

La proviseure d’un lycée de Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis) a été frappée lundi à la grille de son établissement, sur lequel plusieurs cocktails molotov ont été lancés par des jeunes qui s’en sont également pris aux forces de l’ordre, a-t-on appris de source policière.

Il était environ 8H00 quand « des individus se sont livrés à des actes de dégradation et de violence devant l’établissement », le lycée professionnel Hélène-Boucher, a-t-on expliqué au rectorat de l’Académie de Créteil.

« La proviseure, présente à la grille, a essayé de raisonner ces individus, de calmer la situation », a ajouté le rectorat. Légèrement blessée au visage par quatre d’entre eux, la proviseure a été transportée à l’hôpital Robert-Ballanger, à Aulnay-sous-Bois, ainsi que la gardienne de l’établissement, victime d’un malaise, a précisé une source policière.

Quatre cocktails molotov ont été lancés sur la façade sans faire de dégâts, et trois autres bouteilles contenant du liquide inflammable ont été retrouvées à proximité du lycée, a ajouté cette source.

Alors que les forces de l’ordre avaient été appelées sur place, ces « jeunes » s’en sont alors pris aux policiers, qui ont essuyé des tirs de mortiers, confectionnés artisanalement afin de propulser des projectiles, ont raconté des sources policières.

Au total, 80 jeunes seraient impliqués dans ces incidents, dont une dizaine se sont montrés particulièrement virulents.

Les faits ont été filmés par la vidéosurveillance de la ville, en cours d’exploitation. Le parquet de Bobigny a confié une enquête à la Sûreté territoriale.

C’est le troisième épisode de violences qui se produisent aux abords de cet établissement. Le 10 octobre, une trentaine de jeunes munis de barres de fer s’étaient affrontés devant l’enceinte du lycée où, quatre jours plus tôt, deux véhicules avaient été incendiés.

Pour le rectorat, ces violences n’ont a priori pas de rapport avec la vie de l’établissement. « Nous sommes dans un contexte de violences urbaines dont il appartiendra de déterminer les causes ».

En septembre, un surveillant avait été frappé devant un lycée à Saint-Denis pour avoir refoulé un jeune extérieur qui souhaitait rentrer dans l’établissement.

Jeudi, un proviseur et son adjointe ont été roués de coups par un élève de seconde professionnelle à Saint-Denis qui n’avait pas supporté de se voir rappeler à l’ordre parce qu’il était arrivé en retard.

François Asensi, député-maire (FDG) de Tremblay-en-France a condamné dans un communiqué un acte de violence « parfaitement inadmissible », ajoutant que la ville porterait plainte, tout comme le rectorat.

De son côté, Valérie Pécresse, Présidente de la Région Ile-de-France, a condamné « avec la plus grande fermeté les agressions intolérables commises depuis la rentrée ».

Tous droits de reproduction et de représentation réservés. ©2014 Agence France-Presse
Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos AFP) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l’AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l’accord préalable écrit de l’AFP. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Recherche dans les archives

Vous