La revalorisation des profs est « pleinement méritée » (Vallaud-Belkacem)

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La revalorisation des salaires des enseignants, annoncée fin mai et qui entrera progressivement en vigueur début 2017 « est pleinement méritée et légitime », a déclaré la ministre de l’Education nationale Najat Vallaud-Belkacem dans un entretien publié lundi au site Le Café pédagogique.

« On ne peut pas dire, un jour, qu’ils (les professeurs) sont insuffisamment payés par rapport à la moyenne de l’OCDE et dire le lendemain, lorsque nous y apportons des réponses, qu’il s’agit d’un cadeau » électoral, a fait valoir la ministre de l’Education nationale.

Le protocole sur les parcours, les carrières et les rémunérations (PPCR), engagé par le gouvernement pour tous les fonctionnaires, « ne vient pas d’être inventé sur un coin de table », les modalités des négociations avaient été fixées « dès avril 2014 », a-t-elle souligné.

Mme Vallaud-Belkacem avait déjà annoncé que pour l’éducation 500 millions d’euros seraient budgétés dès 2017, année de l’élection présidentielle, pour atteindre un milliard en 2020.

« Pour un enseignant en milieu de carrière, le PPCR se traduira par une augmentation nette annuelle de 320 euros dès 2017 et 460 euros dès 2019 », a-t-elle dit au Café pédagogique.

Il y aura aussi un changement de l’évaluation des professeurs. Une partie des personnels « très engagés » (éducation prioritaire, direction d’école), pourra bénéficier d’une accélération de carrière.

Selon la ministre, l’objectivité de l’évaluation « est rendue possible par un temps d’entretien, au même moment de la carrière pour tous, par une grille d’évaluation claire (…) et, dans le second degré, par le croisement des regards des personnels d’inspection et de direction ».

Seront évaluées onze compétences qui « donneront lieu à des appréciations littérales du ou des évaluateurs » pour les justifier, a-t-elle précisé.

A la question de savoir pourquoi un prof ne sera pas uniquement évalué sur son cours, elle a répondu: « L’évaluation doit prendre en compte les différentes dimensions du métier. Bien sûr, l’activité pédagogique est majeure. Mais on ne peut pas ignorer la capacité à travailler en équipe, les relations avec les parents d’élèves et la capacité à installer dans la classe un climat propice aux apprentissages. De même qu’on ne peut pas ne pas évaluer l’éthique de l’agent public ou l’accompagnement des élèves dans leur parcours de formation ».

Le nouveau « bilan professionnel », préparé par les enseignants en amont des entretiens, ne sera pas obligatoire, mais « fortement recommandé », a-t-elle précisé.

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