Surpopulation à l’université : le ras-le-bol des présidents de fac

Les universités accueillent de plus en plus d'élèves sans voir leur budget augmenter, une situation qui inquiète de nombreux présidents d'établissements.

© kasto – Fotolia.com

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C’est une situation très tendue que vivent actuellement certaines universités. La hausse constante du nombre d’étudiants, qui n’est pas suivie par une hausse du budget des établissements, donne lieu à des tensions dans de nombreuses facs en France.

Peu de changement depuis 2015

C’est le cas notamment à Dijon, où des tensions ont émergé au point que les forces de l’ordre ont dû intervenir et sécuriser le campus. Ces faits sont rapportés par le Journal du Dimanche, qui a pu s’entretenir avec le président de l’Université Alain Bonnin, qui déplore « proposer pour la première fois un budget en déséquilibre ».

En 2015, le hashtag #MaSalleDeCoursVaCraquer avait permis d’alerter le grand public au sujet de la surpopulation à l’université. Y a t-il eu des changements depuis ?

Selon Frédéric Dardel, le président de Paris- Descartes : « Notre université est passée de 30.000 à 40.000 étudiants en dix ans. Mais nos moyens réels – surface, personnel, crédits de fonctionnement – sont restés les mêmes. Nous avons fait des efforts considérables. Aujourd’hui nous arrivons à l’os ».

Des universités dans le rouge

Si le nombre d’universités en déficit est en baisse (11 sur 74 en 2015, contre 15 en 2013), certaines d’entres elles sont au bord de la faillite. C’est le cas de l’université d’Orléans, qui accuse un déficit de 12 millions d’euros et ne dispose plus que d’un jour de fonds de roulement. Une tendance qui va se généraliser ?

Toujours dans le Journal du Dimanche, Daniel Lacroix, le président de l’université Toulouse 2, estime qu’aujourd’hui « Le problème n’est pas de savoir si nous serons un jour dans le rouge, mais quand ».

Une enveloppe de 100 millions d’euros avait été accordée en septembre dernier aux universités pour répondre à l’augmentation des effectifs. Si la Conférence des présidents d’université a salué cette décision dans un communiqué, elle évalue « pour sa part à 230M€ le montant qui eût été nécessaire pour répondre à l’augmentation des effectifs sur une année », estimant qu’un « rattrapage restera donc à programmer dans les prochaines années ».

En 2017, le budget de l’Enseignement supérieur et la Recherche verra son enveloppe globale augmenter de 850 millions d’euros. Un montant suffisant pour sauver les facs françaises ?

Source(s) :
  • Le Journal du Dimanche ; La République du Centre

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