La rémunération des étudiants sages-femmes alignée sur celle des futurs médecins

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Les étudiants sages-femmes vont pouvoir bénéficier du statut d' »étudiant hospitalier » au même titre que les futurs médecins, dentistes et pharmaciens, profitant ainsi des mêmes droits sociaux et niveaux de rémunération que ces derniers, selon un décret paru dimanche au Journal Officiel.

Le texte, qui entre en vigueur lundi, confère aux étudiants de 4e et 5e années de maïeutique (deuxième cycle) « la qualité d’agent public », reconnaissant leur participation « à l’activité hospitalière, à l’instar des étudiants en médecine, odontologie et pharmacie ».

Ce nouveau statut était une demande récurrente des étudiants depuis plusieurs années. Il va permettre à ces futures sages-femmes, qui effectuent plusieurs stages, de disposer désormais des mêmes congés payés (30 jours annuels), arrêts maladie, congés maternité ou paternité, que leurs homologues des autres disciplines.

Leur rémunération sera également alignée sur celles des autres étudiants hospitaliers. A partir de novembre, elle passera ainsi de 1.200 euros à 1.550 euros bruts annuels en 4e année, et de 2.400 à 3.000 euros environ en 5e année, selon un arrêté également publié dimanche.

Autre droit nouveau, une indemnité forfaitaire de transport de 130 euros bruts par mois pourra être demandée par les étudiants sages-femmes pour les stages situés à « plus de 15 kilomètres » de leur structure de formation.

Contactée par l’AFP, la présidente de leur association nationale (Anesf), Eléonore Bleuzen, a salué une « grande avancée ».

« Nous avions réclamé ce statut lors de la grande grève des sages-femmes de 2013 », a-t-elle rappelé, soulignant que les étudiants en maïeutique passent eux aussi, comme les médecins, dentistes et pharmaciens, la première année commune aux études de santé (Paces).

Grâce à cette réforme, la formation des sages-femmes et les droits des étudiants, variables selon les établissements, seront désormais « homogénéisés », a expliqué Mme Bleuzen.

Il s’agit également, selon elle, d' »un pas vers l’intégration des écoles de sages-femmes à l’université » réclamée par l’Anesf, ces écoles dépendant pour l’heure des régions.

Il y a trois ans, les sages-femmes s’étaient fortement mobilisées pour revendiquer un statut de praticien hospitalier sur le modèle de celui des médecins, en vain.

La ministre de la Santé Marisol Touraine avait toutefois annoncé en mars 2014 diverses mesures pour la reconnaissance et la revalorisation de la profession.

La création d’un statut d’agent public pour les étudiants, qui figurait parmi elles, avait par la suite été inscrite dans la loi santé, adoptée fin 2015.

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