Université: accord pour une sélection à l’entrée du master

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La ministre de l’Éducation nationale, les organisations étudiantes et les présidents d’université ont conclu mardi un accord établissant une sélection à l’entrée du master, même si ce terme hautement polémique n’est pas employé.

« Un accord a été trouvé », a annoncé Najat Vallaud-Belkacem après avoir reçu syndicats étudiants et présidents d’université au ministère.

« C’est à l’entrée du master que les universités peuvent recruter les étudiants selon leur niveau pédagogique, leur projet professionnel, et une fois que les étudiants y sont, ils y sont pour quatre semestres. Parallèlement, nous instaurons dans la loi un droit à la poursuite d’études pour tous ceux qui le souhaitent », a-t-elle expliqué, se gardant d’employer le terme de sélection.

Le dispositif s’accompagnera d’une plateforme trouvermonmaster.gouv.fr qui listera l’offre de masters sur le plan national et d’un fonds pour aider à la mobilité des étudiants qui n’auront pas obtenu le master dans leur université, a-t-elle précisé.

L’objectif était de trouver avant fin octobre un consensus sur la question délicate de la sélection à l’université, qui opposait syndicats étudiants et présidents de facs, afin que cette réforme puisse entrer en vigueur à la rentrée 2017.

Les facultés de droit et de psychologie pourront toutefois sélectionner entre la première (M1) et la deuxième année (M2), car plusieurs concours se passent après l’obtention du M1.

Le candidat refusé au master de son choix pourra solliciter le recteur, qui devra lui faire trois propositions, dont l’une disponible dans l’établissement où l’étudiant a obtenu sa licence, ou, à défaut, un établissement de sa région académique.

La Conférence des présidents d’université (CPU) a salué « une solution à un problème qui empoisonne la vie des universités et de leurs étudiants depuis maintenant près de dix ans ». Cet accord « permettra aux établissements de sortir de l’insécurité juridique », ajoute-t-elle.

Le master est un cycle de deux ans (M1 et M2) qui fait suite à la licence et qui a été créé en 2002 pour remplacer la maîtrise (bac+4) et les DEA ou DESS (bac+5). La sélection, qui existait auparavant à la fin de la maîtrise, pour entrer en DEA ou DESS, avait été conservée et se retrouvait donc en milieu du cycle de master.

Cette sélection était interdite mais pratiquée par les universités, faute de places suffisantes dans certains masters très demandés.

Face à la multiplication de recours en justice de la part d’étudiants refusés, le ministère a adopté au printemps 2016 un décret autorisant quelque 1.300 masters M2 à sélectionner leurs étudiants entre le M1 et le M2, solution conçue pour être temporaire.

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