Centre de prévention de la radicalisation de Pontourny: le jeune qui faisait polémique renvoyé

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Le jeune homme, dont l’accueil au centre de prévention de la radicalisation de Pontourny a créé la polémique, sera renvoyé, a annoncé vendredi le préfet d’Indre-et-Loire, Louis Le Franc, lors d’une réunion à Tours du comité de suivi de ce centre, le premier en France à réinsérer les jeunes en cours de radicalisation islamiste.

Dans un premier temps, la préfecture avait assuré que le pensionnaire « rempli(ssait) l’ensemble des conditions requises pour bénéficier du programme ». Vendredi, face aux élus locaux, le préfet a finalement annoncé le départ de ce jeune de 23 ans dont il s’est refusé à dire s’il était ou non fiché S, une information qui relève du secret défense.

« Pour ce jeune, qui était volontaire, la décision a été prise qu’il ne reste pas au centre pour rétablir la sérénité. Le centre en a besoin pour bien fonctionner. Il va être pris en charge, par d’autres structures très rapidement », a annoncé M. Le Franc.

Dans un entretien à La Voix du Nord publiée mardi, ce jeune originaire du Pas-de-Calais avait assuré avoir commis des « braquages », provoquant la colère des élus locaux qui ont négocié avec les autorités le profil des pensionnaires afin de calmer l’inquiétude des riverains.

Lors de la présentation le 13 septembre du premier « Centre de Prévention, d’Insertion et de Citoyenneté » (CPIC), situé à Beaumont-en-Véron (Indre-et-Loire), le préfet avait assuré qu' »aucun (pensionnaire) ne sera sous main de justice pour faits de terrorisme, n’aura tenté d’aller en Syrie ou n’aura été condamné pour des faits de violence ».

Le député socialiste Laurent Baumel a reconnu vendredi qu’il y avait eu « une petite difficulté dans la mise en route du processus de sélection des pensionnaires »: « le ministère de l’Intérieur avait établi des critères. Les élus avaient demandé à la fin de l’été un critère supplémentaire qui était l’exclusion des personnes ayant été condamnées pour des faits de violence mais la procédure de sélection (…) n’avait pas bien intégré ce critère. Les choses sont rétablies mais il faudra être vigilent à l’avenir ».

« Pas complètement rassuré », le maire de Beaumont-en-Véron, Bernard Château, a souhaité pour sa part que « ce genre de situation ne se reproduise pas ».

Selon Pierre Pibarot, le directeur du groupe d’intérêt public Réinsertion et sécurité, le centre accueille aujourd’hui six pensionnaires: trois hommes et trois femmes, « de six préfectures différentes qui ont entre 18 et 25 ans, et qui rentrent dans les critères. »

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