Lancement d’une campagne contre le cybersexisme

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Une campagne de prévention du cybersexisme a été lancée mardi à la télévision, la radio et sur les réseaux sociaux pour sensibiliser les adolescents à ce fléau.

Cette campagne, diffusée par TF1, France 3, France Ô, Fun Radio et relayée par des YouTubeuses, a été présentée lors d’une conférence organisée par la région Ile-de-France et le Centre francilien pour l’égalité femmes-hommes (Centre Hubertine Auclert).

Un garçon y incite une fille à se dévêtir devant son écran, puis partage un cliché d’elle, légèrement déshabillée, sur les réseaux sociaux, encouragé par un copain. La fille catastrophée commence à recevoir sur son smartphone des commentaires insultants.

La voix off est celle du « Doc » de Fun Radio, le pédiatre Christian Spitz, qui aborde souvent ces questions avec les ados qui l’appellent.

Un kit de prévention sera distribué dans 1.500 établissements franciliens, a annoncé la présidente Les Républicains de la région, Valérie Pécresse.

Cette brochure explique ce qu’est le cybersexisme (photos intimes diffusées sans consentement, messages à caractère sexuel non sollicités…). Elle précise les sites à consulter pour demander le retrait de contenus abusifs (stop-cybersexisme.com, www.internet-signalement.gouv.fr ou www.pointdecontact.net) et les lignes d’écoute (« Net écoute » au 0800 200 000 ou « Non au harcèlement » au 3020).

Le Crips (Centre régional d’information et de prévention du sida) pourra faire des opérations de sensibilisation dans les lycées, a indiqué Mme Pécresse. Toutes les associations subventionnées par la région devront s’engager à respecter l’égalité femmes-hommes.

Mme Pécresse va rencontrer les proviseurs pour leur demander de travailler sur les dépôts de plainte en cas de harcèlement ou de violence sexuels avérés dans leurs établissements.

Dans un message vidéo, la ministre de l’Éducation Najat Vallaud-Belkacem a précisé que la prochaine journée de lutte contre le harcèlement le 3 novembre sera consacrée aux cyberviolences.

Le cybersexisme affecte trois filles et deux garçons par classe, selon une étude réalisée dans douze collèges et lycées franciliens par l’Observatoire universitaire international d’éducation et prévention (OUIEP, rattaché à l’université Paris-Est Créteil), coordonnée par le Centre Hubertine Auclert. Ce phénomène « préoccupe la quasi-totalité des élèves », a souligné Benjamin Moignard, coauteur de l’étude.

Autre enseignement: ce qui se passe dans l’établissement et sur les réseaux sociaux est imbriqué, contrairement à l’idée reçue selon laquelle « ça ne se passe pas dans l’établissement, on ne peut rien faire ».

Parmi les signes qui peuvent alerter les adultes: les amitiés rompues brutalement, un jeune qui ne veut plus aller en cours, qui fréquente moins les réseaux sociaux, énumère Sigolène Couchot-Schiex, coauteure de l’étude.

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