Réforme du master: tous les acteurs autour de la table pour une proposition en octobre

logo AFP

« Tous les acteurs » sont « autour de la table » afin de parvenir à un consensus pour réformer le master, alors que la question de la sélection fait débat, a indiqué mardi la ministre de l’Education, qui espère aboutir à une annonce dès octobre.

Il s’agit de « faire converger les points de vue des acteurs (universités et syndicats étudiants: ndlr) pour arriver à trouver un équilibre qui convienne à chacun », en vue d’une application dès 2017, a déclaré Najat Vallaud-Belkacem lors de la conférence de rentrée de l’enseignement supérieur.

Les universités souhaitent pouvoir sélectionner les étudiants à l’entrée du master, ce cycle de deux ans (M1 et M2) qui fait suite à la licence et qui a été créé en 2002 pour remplacer la maîtrise (bac+4) et les DEA ou DESS (bac+5).

Les principales organisations étudiantes de leur côté militent pour un droit à la poursuite des études pour tous.

La sélection qui existait jusqu’en 2002 à bac+4, à l’entrée du DEA ou DESS, a été maintenue et s’effectue donc à l’entrée de certains masters 2, qui disposent d’un nombre de places limités (pour cause de manque de professeurs, de places ou de stages dans le bassin d’emploi, ou de débouchés restreints).

Les sélections se font soit au regard du dossier de l’étudiant, soit parfois par tirage au sort, mais dans un flou juridique. Face à la multiplication de recours en justice de la part d’étudiants refusés, le ministère a adopté au printemps un décret autorisant quelque 1.300 masters à sélectionner leurs étudiants entre la première et deuxième année.

Cette solution est cependant temporaire et le ministère a décidé de réunir tous les partenaires pour parvenir à « une solution viable et pérenne », selon les termes de Najat Vallaud-Belkacem mardi.

« Nous n’avons peur de rien », a assuré le secrétaire d’Etat à l’Enseignement supérieur et la Recherche Thierry Mandon, ajoutant qu’il n’y aurait « ni contorsion ni provocation ». Mais le mot +sélection+ reste tabou. « La question n’est pas +sélection ou pas sélection+ », a déclaré la ministre.

Les critères de choix pourraient être la motivation et le niveau pédagogique des candidats, selon Mme Vallaud-Belkacem. Il faut aussi permettre aux étudiants refusés dans le master de leur choix de poursuivre des études, dans un autre master, a-t-elle ajouté.

Tous droits de reproduction et de représentation réservés. ©2014 Agence France-Presse
Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos AFP) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l’AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l’accord préalable écrit de l’AFP. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Recherche dans les archives

Vous