Guadeloupe: un lycéen tué par arme blanche

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Un adolescent de 15 ans a été tué à l’arme blanche, mardi soir à Lacroix, un quartier des Abymes (Guadeloupe), non loin de son lycée, alors qu’il attendait le bus pour rentrer chez lui, a-t-on appris auprès du rectorat et du président de région.

L’élève de seconde du lycée Chevalier de Saint-Georges avait terminé sa journée de cours quand il a été agressé vers 17h15.

Selon les médias locaux, il aurait été victime d’un ou plusieurs individus, qui auraient cherché à lui dérober son téléphone portable, et aurait reçu « plusieurs coups » avec une arme blanche. Le ou les auteurs de l’agression étaient en fuite et activement recherchés en milieu de soirée.

Camille Galap, recteur d’académie, a fait état dans un communiqué de son « effroi » à l’annonce de cette « agression » d’un élève et précisé que « les secours arrivés en urgence sur les lieux n’ont pas pu le réanimer. Le lycéen est décédé ».

Ary Chalus, le président de la région, arrivé rapidement sur place, s’est exprimé sur Radio Caraïbes International : « c’est atroce, nous n’avons pas besoin de ça, il faut que ça s’arrête », ajoutant : « trop c’est trop pour la Guadeloupe ».

Le préfet Jacques Bilant a condamné dans un communiqué cette agression mortelle, soulignant que « l’émotion est grande ». « Tous les moyens sont mobilisés pour retrouver le ou les auteurs de cet acte inacceptable. Ce drame renforce la détermination du préfet à engager avec tous les élus une mobilisation collective dans la lutte contre la délinquance en Guadeloupe », a ajouté le communiqué.

L’ancien ministre des Outre-mer et député PS de Guadeloupe Victorin Lurel a lui aussi exprimé sa « peine » et son « effroi », dans un communiqué. Il a personnellement demandé au ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve « de venir très rapidement en Guadeloupe pour répondre aux attentes exprimées par la population, aux mesures demandées par les élus et aux besoins sollicités par les forces de sécurité ».

Dénonçant la « manifestation odieuse d’une violence qui ne connaît plus de limites », il a jugé que la Guadeloupe devait « aujourd’hui pouvoir bénéficier d’augmentations substantielles d’effectifs en forces de sécurité. Le gouvernement doit annoncer au plus tôt les mesures conséquentes et légitimes promises », a-t-il déclaré dans son communiqué.

Une cellule d’écoute et d’accompagnement des élèves et des personnels doit être déployée mercredi dans l’établissement scolaire.

Plusieurs faits de violence ont suscité de nombreuses réactions et rencontres autour du préfet et des responsables politiques en Guadeloupe ces dernières semaines.

Ary Chalus avait même menacé de « soulever la population » pour dénoncer la montée de l’insécurité dans l’archipel et entendait ainsi « faire réagir le gouvernement ».

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