La rentrée universitaire « la plus difficile depuis 2009 » (syndicat)

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La rentrée universitaire 2016 est « la plus difficile » qu’ait connu l’enseignement supérieur depuis 2009, avec une nouvelle augmentation du nombre d’étudiants sans compensation de moyens, ont déploré mardi les dirigeants du Snesup-FSU, premier syndicat d’enseignants-chercheurs.

Le budget de l’enseignement supérieur a reculé de 850 millions d’euros en euros constants par rapport à 2009, c’est-à-dire depuis la mise en place de l’autonomie des universités sous la droite, a déclaré Hervé Cristofol, secrétaire général du syndicat, expliquant que cette baisse correspondait au montant des crédits distribués chaque année au titre des programmes « investissements d’avenir ».

Entre 2009 et 2015, les universités ont perdu 7.150 emplois de titulaires, dont 1.200 depuis 2012, a-t-il précisé. Si François Hollande s’est engagé à créer 1.000 postes par an dans le secteur pendant son mandat (soit 5.000 des 60.000 fameux postes dans l’enseignement), il s’agit en réalité d’autorisations d’ouvertures de postes accordées aux facultés. Or certaines universités ont utilisé la masse salariale de ces créations de postes pour faire face à l’accroissement de leurs dépenses en période de difficulté financière, ont indiqué les dirigeants du Snesup.

Parallèlement, « la précarité se développe » avec un recours accru aux vacataires, a dénoncé M. Cristofol.

Et le secteur a accueilli 180.000 étudiants supplémentaires depuis 2009, soit l’équivalent de près de dix universités, a-t-il relevé.

Par ailleurs, les regroupements d’universités encouragés par la loi, avec l’espoir d’atteindre une taille critique pour briller dans les classements internationaux, « sont une mauvaise réponse à un faux problème. Les établissements de l’enseignement supérieur et de la recherche français ne souffrent pas d’un défaut de taille critique mais d’un sous-financement », a-t-il fait valoir.

Alors que le gouvernement a promis d’augmenter de 850 millions d’euros le budget du secteur dans le projet de loi de Finances 2017, c’est 3,5 milliards d’euros de plus qu’il faudrait pendant plusieurs années pour atteindre les objectifs d’investissement dans le secteur fixés dans le rapport de la Stratégie nationale de l’enseignement supérieur (StraNES), remis au président il y a un an, a estimé M. Cristofol.

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