Macron et Le Maire, après Juppé: le Salon de la coiffure prend des airs de campagne

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Le Salon de la coiffure à Paris n’en finit plus d’attirer les politiques: après Alain Juppé, c’est Emmanuel Macron qui s’est offert lundi un rasage en public chez le barbier, avant que Bruno Le Maire ne rende à son tour visite aux coiffeurs.

Sourires, poignées de main et avalanche de selfies, l’ancien ministre de l’Économie est apparu à son aise lors d’un bain de foule au Parc des expositions de Paris.

S’il a assuré n’être « que le responsable politique du mouvement En marche ! », l’ancien pensionnaire de Bercy a eu du mal à ne pas paraître en campagne, se prêtant au même jeu que les candidats déclarés à la primaire de la droite, MM. Juppé et Le Maire.

Seule évocation de l’échéance de 2017: M. Macron a dit entendre l’appel à la discussion de Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI.

« J’ai entendu M. Lagarde disant qu’il était tout à fait prêt à ce que l’on discute ensemble et moi, je discute avec toutes celles et ceux qui croient aux idées que nous portons, celles du progressisme », a-t-il déclaré.

Mais M. Macron a avant tout souhaité rappeler son action au gouvernement. « Je suis en explication de ce que j’ai fait. Je suis au Salon de la coiffure parce que j’ai beaucoup travaillé avec des coiffeurs », a déclaré l’ancien ministre qui a notamment évoqué une aide pour aider la profession à s’ouvrir au numérique.

« Je pense que l’on a pris des décisions qui ont permis de moderniser la profession et il y a parfois eu des malentendus, je suis venu expliquer ce qu’on a fait et rendre hommage à une profession à laquelle je crois beaucoup », a ajouté M. Macron.

Après avoir « souhaité bonne chance pour sa campagne » à un Macron rasé de près, Bruno Le Maire a à son tour arpenté les mêmes allées.

Dans une ambiance plus calme, celui qui dit « s’engager auprès des artisans pour défendre leur profession » a notamment pu admirer une audacieuse robe faite en cheveux. Il en a également profité pour rappeler l’un de ses thèmes de campagne: la formation professionnelle des jeunes.

« Ca fait trente ans qu’un jeune sur 4 en France n’a pas d’emploi, la seule vraie raison, c’est que l’on a dévalorisé l’apprentissage, la formation professionnelle et les CFA (centre de formation des apprentis). Ma proposition est de fusionner lycées professionnels, centre de formations des apprentis et GRETA (centre de formation pour adultes) pour en faire des écoles de métier aussi prestigieuses que les grandes écoles, placées sous la direction des régions et des chefs d’entreprise », a-t-il dit.

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