Réforme du collège: faible taux de grévistes et maigre mobilisation dans la rue

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Moins de 5% des professeurs des collèges publics étaient en grève jeudi contre la réforme du collège, appliquée cette rentrée, une semaine après la reprise des classes, un taux très en-deçà de la mobilisation des mois derniers.

La mobilisation dans la rue était elle aussi peu élevée, selon les données recueillies par les bureaux de l’AFP en province. La manifestation prévue à Paris démarre à 14H00.

Selon les chiffres communiqués par le ministère de l’Éducation nationale, 4,6% des enseignants sont en grève dans les collèges, 1,1% dans les lycées d’enseignement général et technologique et 0,4% dans les lycées professionnels. Ces données concernent les établissements publics.

A la mi-journée, l’intersyndicale n’avait pas encore communiqué ses propres chiffres, qui en général sont très supérieurs à ceux de la rue de Grenelle.

Si l’on s’en tient aux chiffres du ministère, la mobilisation lors de ce sixième jour de grève en un an contre la réforme du collège est très inférieure à celles de début 2016.

La grève du 26 janvier avait été suivie par quelque 22% des enseignants du collège selon le ministère et à plus de 50% selon le Snes, premier syndicat des professeurs du secondaire et vent debout contre la réforme du collège.

Des rassemblements ont eu lieu en matinée dans quelques villes de province: ils étaient entre 200 et 300 à Lille, une cinquantaine à Bordeaux, une centaine à Nice, entre 140 et 200 à Toulouse –où les participants ont renoncé à manifester faute de mobilisation.

Cette faible mobilisation n’est pas une surprise: les mouvements grévistes quelques jours après la rentrée font rarement recette, et une large partie des enseignants, une fois devant leurs élèves, s’efforcent d’appliquer la réforme, même s’ils le font sans enthousiasme, note le SNPDEN, principal syndicat des chefs d’établissement.

Dans les quelque cortèges en province, la réforme du collège n’était pas la seule doléance des manifestants, qui dénonçaient plus largement les conditions de cette rentrée, selon Bernard Schwartz, co-secrétaire du Snes au niveau de l’académie de Toulouse.

« On a trois heures d’anglais qui manquent ici, quatre heures d’espagnol là, des petites morceaux qui manquent un peu partout dans les établissements », déplore M. Schwartz. « C’est pareil tous les ans, mais cette année, même à coup de contractuels, ils n’arrivent pas à combler les trous », affirme-t-il, arguant de la faible attractivité du métier.

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