La réforme des rythmes en primaire: la Peep pour une amélioration, mais pas l’abrogation

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La Peep, deuxième fédération de parents d’élèves, a estimé jeudi qu’il fallait revoir la réforme des rythmes scolaires en primaire, mais pas l’abroger, lors de sa conférence de rentrée scolaire.

« Certains candidats (à la primaire de droite, ndlr) parlaient d’abrogation » de la réforme des rythmes, « mais on ne peut pas revenir » en arrière, a estimé Valérie Marty, présidente de la Peep. « C’est irréaliste », a-t-elle jugé, prônant une amélioration du dispositif, en repensant les horaires par exemple.

Cette réforme décidée en 2013 par Vincent Peillon, alors ministre de l’Education, a été mise en oeuvre en deux ans (rentrées 2013 et 2014) et a suscité nombre de polémiques.

« On s’est plus attaché à remplir un agenda mais on n’a pas tellement réfléchi à ce qu’on allait faire dans la classe », a déclaré la présidente de la Peep. « Les enseignants se sont retrouvés avec des après-midis trop courts pour faire des choses ».

Comme à chaque rentrée, la Peep a adressé un questionnaire à ses 200.000 adhérents. Parmi les 6.182 qui ont répondu entre le 1er septembre, jour de la rentrée, et le 5, quelque 88% estiment que la rentrée s’est déroulée de manière satisfaisante.

Mais parmi le petit tiers des répondants ayant un enfant en primaire, près de huit parents sur dix estiment que le nouvel aménagement du temps scolaire n’a pas bénéficié aux apprentissages de leur enfant. « L’objectif affiché » de la réforme « est un échec, pour les parents », a jugé Mme Marty.

Les deux-tiers de parents d’enfants en primaire n’ont en revanche pas eu plus de difficultés à rencontrer les enseignants avec les nouveaux emplois du temps. « C’est une bonne nouvelle, l’école et les parents se sont adaptés à la réforme pour garder le lien », a-t-elle salué.

Plus de sept parents sur dix considèrent que les nouveaux rythmes ne sont pas adaptés à la maternelle. Concernant les activités périscolaires, 55% des répondants indiquent qu’elles ne sont pas gratuites dans leur commune et 40% estiment qu’elles ne sont pas de qualité.

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