La pénurie de logements étudiants attire l’investissement dans les résidences privées

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Le marché des résidences étudiantes suscite un intérêt croissant, les investisseurs tablant sur une rentabilité supérieure à celle des placements immobiliers classiques dans un contexte de pénurie chronique, avec un parc de 375.000 logements pour près d’1,6 million d’étudiants, selon une étude.

« Depuis plusieurs décennies, les besoins en logements des étudiants sont confrontés à l’insuffisance du parc universitaire et à la pénurie qui sévit sur les studios et petits appartements de centre-ville des grandes métropoles », observe l’étude, publiée jeudi par la société de conseil en immobilier CBRE.

A la rentrée 2016, le parc de logements dédiés aux étudiants en France métropolitaine propose 375.000 places pour près de 1,6 million d’étudiants résidant hors du domicile familial – sur 2,5 millions.

Or seuls 10 à 15% des étudiants « décohabitants », c’est-à-dire qui ont quitté le nid familial, sont logés dans le parc public (résidences universitaires gérées par le CROUS, logements sociaux, chambres en foyers, internats…).

A Paris, l’offre de chambres en résidences CROUS, prioritairement destinés aux boursiers, ne représente que 1,9% du nombre d’étudiants « décohabitants ».

Compte tenu de cette offre publique très limitée, l’étude chiffre à « environ 1,2 million » les étudiants logés dans le parc privé, en location seul, en couple ou en colocation.

Quant aux résidences privées, elles offrent quelque 130.000 logements dans les principales régions universitaires.

Les grands promoteurs sont présents sur ce marché mais aucun ne s’est spécialisé dans ce marché, où certains « endossent la casquette de gestionnaire en assurant l’exploitation ».

Les principaux acteurs sont le groupe Réside Etudes (15.594 logements), Nexity (15.000), BNP Paribas Real Estate (6.115), Promeva (3.000), le groupe Cardinal (2.730) et Gecina (2.410).

Aujourd’hui un nombre croissant de foncières et de compagnies d’assurances s’intéressent au logement étudiant afin de diversifier leurs investissements, espérant un rendement de 4,5% à 6%, supérieur à celui des actifs classiques.

Pour éviter la vacance locative, ils optent pour une implantation en coeur de ville ou proche des campus universitaires.

Bien placée et dotée d’une offre de services étoffée (internet haut débit, salles de sport, parkings, espaces de coworking…), une résidence étudiante de « nouvelle génération » verra ses 140 à 150 chambres atteindre un taux de remplissage de « 95% à 98% » par an, précise à l’AFP Sébastien Lorrain, directeur en charge de l’immobilier résidentiel chez CBRE.

Quelque 200 résidences étudiantes pourraient selon lui, ouvrir en 2017-2018, au vu des permis de construire.

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