Primaire: Sarkozy propose « un pacte de confiance » aux enseignants

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Nicolas Sarkozy, candidat (Les Républicains) à la primaire de la droite pour 2017, a proposé « un pacte de confiance » aux enseignants pour que « l’école de la République » puisse « donner une chance à chacun, tout en tenant compte de la diversité des origines », mardi à Poissy (Yvelines).

« Je veux dire aux enseignants que si la gauche les a déçus, nous entrons dans une nouvelle époque », a lancé M. Sarkozy, lors d’un meeting sur le thème de l’éducation. Accompagné de David Douillet, député des Yvelines, et Pierre Bédier, président du département, il s’était auparavant rendu à l’école Jean Jaurès d’Orgeval, pour une table ronde d’une heure environ avec professeurs et parents d’élèves.

Selon l’ex-chef de l’Etat, « l’école de la République est en crise », notamment « parce qu’elle a subi les conséquences de l’idéologie de l’égalitarisme, du nivellement généralisé et du refus de l’excellence ». « C’est cette idéologie que je veux combattre de toute force (…) L’école de la République doit être tout à la fois le socle de notre contrat social et la pierre angulaire de notre identité nationale », a-t-il dit.

M. Sarkozy a également insisté sur « l’exigence de neutralité » à l’école, qui « prend tout son sens à la lumière de la montée des communautarismes qui submergent notre pays ». « A l’école publique, il n’y a pas d’autre politique possible que de pratiquer la tolérance zéro à l’endroit du communautarisme et des manifestations de refus de l’autorité et des règles communes. Dans mon esprit, la laïcité s’applique jusque sur les bancs de l’université, comme lors des sorties scolaires », a-t-il réaffirmé.

« Je n’accepterai pas le développement de lieux d’endoctrinement véhiculant un islamisme politique radical et sectaire, promouvant des valeurs contraires aux nôtres, au prétexte d’écoles dites hors contrat qui ne sont ni des écoles, encore moins des lieux d’enseignement. Sur le territoire de la République française, ce n’est pas acceptable ! Je ne veux pas de madrasas intégristes sur le territoire de la République ! », a-t-il ajouté.

Il a dénoncé la réforme du collège qu’il abolira s’il redevient président de la République. Il supprimera également la réforme des rythmes scolaires. « L’école n’est pas une garderie mais un lieu de transmission des savoirs ». Il souhaite des « études dirigées après les cours », pour que collégiens et lycéens rentrent à la maison « une fois les devoirs faits ».

Autres mesures qu’il prendra s’il est réélu: le rétablissement des bourses d’excellence « sur le seul critère du mérite », des langues anciennes, des classes bilangues et des sections européennes, l’installation dans chaque département d’internats à encadrement pédagogique renforcé, obligatoires pour les « perturbateurs ».

« Je dénonce le choix de la quantité alors que je veux promouvoir celui de la qualité. A quoi ont servi et où sont passés les 60.000 postes promis par François Hollande ? Y a t-il moins d’enfants par classe ? Des résultats scolaires meilleurs ? Une baisse des violences ? », s’est-il interrogé, demandant pour sa part que les enseignants soient davantage présents dans les établissements et soient payés en conséquence.

« Je n’ai pas changé, c’est toujours +travailler plus pour gagner plus+ », a-t-il lancé sous les applaudissements.

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