Gironde: fausse alerte dans un lycée après un appel signalant « trois hommes en djellaba »

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Un appel anonyme à la gendarmerie signalant « l’intrusion de trois hommes en djellaba » dans un lycée de Gujan-Mestras (Gironde) a déclenché lundi la mise en alerte de l’établissement et le déploiement d’un important dispositif de sécurité, qui ont finalement écarté toute menace, a-t-on appris de sources concordantes.

« La levée de doute est terminée et il n’y a rien à signaler dans l’établissement », le Lycée de la Mer, qui avait été évacué après le déclenchement de l’alerte, a indiqué la gendarmerie à l’AFP en fin d’après-midi.

La gendarmerie de Gujan-Mestras, commune située sur le Bassin d’Arcachon, avait reçu « un appel anonyme en fin de matinée signalant que trois individus porteurs de djellabas, mais pas d’armes, s’étaient introduits dans l’enceinte du Lycée », a-t-on précisé de même source.

Cet appel avait aussitôt déclenché l’évacuation de l’établissement – qui accueille près d’un millier d’élèves – et les procédures de mise en alerte pour menace terroriste, mobilisant la gendarmerie locale, des unités de sécurité pour « sanctuariser » l’espace autour du lycée, les équipes cynophiles spécialisées dans la recherche d’explosifs, et un hélicoptère de la gendarmerie pour quadriller la zone, a également souligné la gendarmerie.

Cette fausse alerte a également déclenché une enquête de la brigade de la gendarmerie d’Arcachon, appuyée par la section de recherches de Bordeaux, « pour déterminer l’origine de cet appel anonyme », précise-t-on à la gendarmerie.

A Bordeaux, le lycée Sainte-Famille Saintonge avait également été évacué, lundi dans la matinée après un appel anonyme. Mais les quelques 400 élèves avaient pu regagner l’établissement en début d’après-midi.

A Gujan-Mestras, les 197 internes du lycée de la Mer n’ont pu réintégrer les locaux de l’établissement qu’en fin d’après-midi.

« Les vérifications effectuées par les services de gendarmerie à Gujan-Mestras et de police à Bordeaux ont permis de lever tout doute quant à la possible présence d’objet ou de personne suspect », selon un communiqué de la préfecture de Gironde.

Estimant que la réponse a été « maîtrisée et sereine », le préfet Pierre Dartout a condamné « les appels malveillants à l’origine de ces deux alertes qui ont mobilisé d’importants moyens, dans le contexte de l’état d’urgence où les gendarmes et policiers sont déjà très fortement sollicités, et qui ont déstabilisé le fonctionnement de ces établissements scolaires. »

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