Sécurité attentats: des exercices paradoxalement « rassurants » (psychologue)

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Les nouveaux exercices anti-attentats prévus dans le cadre du renforcement de la sécurité des établissements scolaires sont « paradoxalement rassurants », selon le psychologue Michael Stora.

« Il faut bien comprendre que d’un côté il y a un principe de réalité: on sait malheureusement que des attaques peuvent toucher les écoles. Evidemment, c’est très anxiogène, mais en même temps, il faut bien saisir que les enfants ont plus peur lorsque les choses ne sont pas dites », commente le psychologue.

« Les enfants ont besoin que les choses soient claires », dit-il à l’AFP.

Pour les enfants et les parents tout cela est plutôt « rassurant ». Car, poursuit-il, il est préférable de se préparer dans le cadre d’une attaque, comme autrefois les enfants se préparaient aux bombardements en Europe et encore actuellement dans d’autres pays.

Pour les plus petits, afin de ne pas les inquiéter, les enseignants devront s’appuyer sur des « logiques ludiques » du type » jouer à se cacher ou se taire » lorsque la maîtresse fait un signe particulier.

Mais « même à un enfant de 5-6 ans, il est préférable de dire qu’il s’agit d’une procédure de sécurité » et l’on peut expliquer que c’est pour se protéger, comme pour le feu, de quelqu’un de « méchant qui peut venir vouloir faire du mal ». Dès 5 ans on peut expliquer que l’on s’entraîne comme pour les incendies ou les séismes.

« Ce type d’exercice est paradoxalement rassurant », souligne le psychologue.

Certains adolescents vont réagir par l’humour, le second degré, pour se défendre contre les émotions, d’autres vont jouer le défi et la provocation, explique-t-il.

Ceux qui ont vu des morts, victimes d’attentats comme celui du Bataclan (à Paris), prendront les exercices plus au sérieux que les autres, avance ce soignant qui suit certains d’entre eux.

Le gouvernement s’est donné pour objectif de former la totalité des élèves de 3e aux gestes de premiers secours (contre 30% actuellement). « C’est de toutes façons une très bonne chose (…), une façon de ne pas être dans une position de passivité totale », remarque-t-il.

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