Pour François Fillon, les programmes actuels font « douter de notre histoire »

Lors de sa rentrée politique, François Fillon a proposé de réécrire les programmes d'histoire, qui selon lui apprennent aux élèves à avoir "honte" de leur pays.

François Fillon - Capture d'écran Youtube

François Fillon – Capture d’écran Youtube

François Fillon a fait sa rentrée politique le dimanche 28 août. Dans un discours prononcé à Sablé-sur-Sarthe, le candidat à la primaire des Républicains a abordé le thème de l’éducation, en s’en prenant aux programmes d’histoire.

« Réécrire les programmes d’histoire avec l’idée de les concevoir comme un récit national »

A ce sujet, l’ancien Premier ministre a déclaré : « Pourquoi les enfants chinois apprennent-ils par cœur la liste des dynasties qui ont régné sur leur pays durant trois mille ans et expriment-ils leur fierté d’appartenir à une grande civilisation, quand les jeunes Français ignorent des pans de leur Histoire ou, pire encore, apprennent à en avoir honte ? ».

François Fillon souhaite alors « réécrire les programmes d’histoire avec l’idée de les concevoir comme un récit national ». Il  définit ce récit national comme « une histoire faite d’hommes et de femmes, de symboles, de lieux, de monuments, d’événements qui trouvent un sens et une signification dans l’édification progressive de la civilisation singulière de la France ». Pour réécrire ces programmes, il indique qu’il s’entourera de « trois académiciens ».

Renforcer l’autorité dès l’école primaire

Le candidat à la primaire des Républicains ajoute qu’il souhaite également « traquer toutes les démissions de la société française et d’abord celle de l’école », en renforçant « l’apprentissage du respect et de l’autorité à l’école primaire ». Il est notamment favorable au port de l’uniforme ainsi qu’à un commencement de la scolarité obligatoire dès l’âge de 5 ans, « pour donner une année de plus à l’apprentissage de la lecture ».

Source(s) :
  • Fillon2017 ; Le Monde

2 commentaires sur "Pour François Fillon, les programmes actuels font « douter de notre histoire »"

  1. le prof motivé  30 août 2016 à 20 h 56 min

    Tout à fait d’accord.

    Par exemple dans les nouveaux programmes de 4e, Louis XVI n’est vu que sous l’angle de l’échec (en 30 minutes ?), Bonaparte ne se voit qu’à partir d’une carte, des destructions et nous devons quand même voir, vite (1H maxi) les réformes accomplies.

    D’une manière générale, ce sont les thèmes ou thématiques qui gagnent partout: les femmes, la diffusion des idées, le commerce etc etc etc. là aussi en 4e.

    Heureusement que beaucoup ne les respectent pas !
    Nous nous concentrons sur les PERSONNES, leurs personnalités, leurs images.
    Non à l’histoire décharnée et désenchantée !

    Nous devons faire aimer la France, sans occulter les pages sombres. Et cela n’apparaît bien sûr absolument pas dans les programmes !!!

    Les enfants d’origine immigrée sont les premières victimes de ces choix et ont besoin pour s’intégrer de ce patriotisme détruit dans les programmes.

    Cela me révolte, car ils sont demandeurs de ce qu’ils ne connaissent pas dans leur famille. Qui elles cherchent à s’intégrer en faisant confiance à l’école. Quand ils ne les mettent pas de le privée bien sûr.Signaler un abus

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  2. vincent  31 août 2016 à 14 h 29 min

    La charge de Fillon est d’autant moins recevable que les programmes d’histoire du primaire sont exclusivement organisés autour de la seule histoire de France (« le temps des rois », « le temps de la république »), les « nouveaux » programmes, tout comme les précédents, ne prenant aucune distance avec le sacro-saint « roman national » qui tient lieu d’enseignement de l’histoire en primaire depuis trop longtemps.

    L’histoire, tout comme son enseignement, n’a pas pour fonction de faire aimer la France ni de faire émerger une conscience nationale, mais tout simplement de comprendre le passé des hommes, de tous les hommes et pas seulement des prétendus « grands hommes », pas seulement dans un seul pays. Il est quand même affligeant de voir comment, arrivés à l’âge de 11 ans, les élèves n’ont aucune conscience du monde dans lequel ils vivent, puisqu’on ne leur a pas appris que le monde a une histoire.Signaler un abus

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