Ecoles primaires: Marseille donne la priorité à la rénovation des établissements

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La mairie de Marseille alloue en 2016 un budget de 41 millions d’euros à la construction et la rénovation d’écoles, après la polémique sur le mauvais état de certains établissements, a annoncé lundi Jean-Claude Gaudin, le maire LR de la ville, lors d’une conférence de presse.

Sommé en février par le ministère de l’Education d’entreprendre des travaux en urgence pour améliorer l’accueil des 76.000 élèves de maternelle et primaire, Jean-Claude Gaudin s’est félicité des « 400 chantiers dans 250 écoles » engagés cet été.

La mairie s’est vu attribuer 5 millions d’euros de l’Etat pour ces aménagements, qui se sont ajoutés aux 36 millions initialement prévus dans le budget de la Ville.

« Tout sera prêt pour la rentrée », a assuré Jean-Claude Gaudin, et « tous les petits Marseillais seront accueillis ». Cette rentrée 2016 s’annonce particulièrement chargée dans la cité phocéenne, où 2.000 nouveaux élèves sont inscrits, ce qui entraîne l’ouverture de 97 classes.

La polémique, récurrente, sur l’état de vétusté de certaines écoles maternelles et élémentaires à Marseille, a été ravivée par la publication au début de l’année d’une lettre ouverte d’une enseignante dénonçant les conditions dans lesquelles elle exerce son métier.

Parents d’élèves et enseignants ont ensuite multiplié les témoignages sur des murs moisis, des élèves en doudoune dans des classes non chauffées, ou de longs délais d’attente pour faire de menues réparations dans certaines écoles.

Interrogé par la presse pour savoir si ces situations n’étaient pas « un constat d’échec » pour lui, Jean-Claude Gaudin a concédé « dans quelques écoles oui, j’ai été un peu surpris de ce que j’ai vu ».

Les associations de parents d’élèves qui avaient pointé du doigt les écoles délabrées se montrent prudentes: « on ne sait pas trop ce qu’il en est des travaux, on attend la rentrée pour voir de nos yeux ce qui a changé », explique Séverine Gil, du Mouvement des parents d’élèves (MEP13).

Elle se dit en revanche « sceptique » sur les Temps d’activité périscolaire (TAP), difficilement mis en place à Marseille depuis deux ans. « Les inscriptions n’ont pas commencé dans plusieurs écoles et nous n’avons pas beaucoup d’espoir de voir autre chose que du coloriage et des jeux dans la cour », affirme-t-elle.

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