Présentation du plan sécurité dans les écoles de Mayotte en prévision de la rentrée

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Le vice-rectorat de Mayotte a présenté samedi le plan contre l’insécurité dans les écoles à l’intention des nouveaux cadres de l’Éducation nationale, en prévision de la rentrée scolaire de septembre.

L’objectif est de sensibiliser les nouveaux personnels de direction, les inspecteurs et les chefs de division du rectorat aux questions sécuritaires, afin de les préparer à accomplir au mieux leur mission dans le contexte de l’île.

Des spécialistes de la préfecture, des polices nationale et municipale, de la gendarmerie, de la justice et de la météorologie ont participé à cette rencontre.

Début février, une série d’actes de violence aux abords et à l’intérieur des établissements scolaires de l’île, avait poussé les enseignants à exercer leur droit de retrait, les cars à suspendre le ramassage scolaire, et les parents à manifester dans les rues.

Florence Ghilbert-Bezard, sous-préfète, directrice de cabinet du Préfet de Mayotte, a dégagé trois axes dans le dispositif de lutte contre l’insécurité en milieu scolaire.

Le premier concerne la « sécurité passive » dans les établissements scolaires. Il s’agit d’éviter les intrusions dans les écoles en renforçant la sécurité avec des clôtures, des systèmes de vidéosurveillance, la vigilance sur des points sensibles comme des petites portes qu’on oublie de fermer.

« Il n’y a plus aucun établissement scolaire qui est construit sans qu’on ait pris en compte cette dimension sécurité, ce qui n’était pas le cas il y a quelques années puisqu’on suit quand même l’évolution de la délinquance », a expliqué Mme Ghilbert-Bezard à l’AFP.

En ce qui concerne la sécurité des transports scolaires, elle a annoncé que les transporteurs et les forces de l’ordre allaient renforcer leur collaboration et en particulier veiller à ce qu’il n’y ait plus d’armes, ou d’objets pouvant être utilisés comme telles, dans les bus scolaires.

Le troisième axe du plan préconise le maintien d’un dialogue constant entre le monde de l’éducation, les forces de l’ordre et la préfecture, en impliquant les parents.

« Il y a plusieurs établissements scolaires qui ont mis en place des actions +Parentalité+. On essaye de responsabiliser les parents pour que leurs enfants ne viennent pas à l’école avec ce qui peut devenir une arme », a indiqué Mme Ghilbert-Bezard.

La préfecture de Mayotte prend en outre en compte le contexte de menace terroriste. « Ca va être un gros enjeu de la prochaine rentrée scolaire de septembre, à savoir, préparer (…) à la mise en sécurité des élèves le cas échéant », a souligné Mme Ghilbert-Bezard.

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