Etudiants: une rentrée 2016 plus chère, l’écart Paris-province se réduit (Fage)

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La rentrée 2016 coûtera un peu plus cher aux étudiants, qui paieront 1,01% de plus que l’an dernier, selon une enquête de la Fédération des associations générales étudiantes (Fage) publiée mardi, qui remarque que l’écart se réduit entre la région parisienne et la province.

Paris reste la ville la plus chère pour les étudiants, et Limoges, Poitiers et Brest sont les plus abordables, affirme de son côté l’autre syndicat étudiant, l’Unef. Le syndicat majoritaire évalue la hausse du coût de la vie étudiante à 1,23%, dans sa propre enquête publiée dimanche.

Pour la Fage, « cette augmentation (de 1,01%), qui suit la tendance de l’inflation des douze derniers mois (0,5%), provient principalement de l’augmentation des loyers, du coût des denrées alimentaires et du matériel pédagogique ».

En 2016, les frais de la vie courante, « mensuels et récurrents », s’élèveront en moyenne à 1.125,87 euros par mois, soit 1,55% de plus que l’an dernier, estime la deuxième association étudiante. Les frais spécifiques de rentrée connaissent eux une augmentation moyenne de 0,52%, atteignant 1.233,98 euros.

La Fage s’inquiète d' »une précarisation rampante » des étudiants, rappelant qu’un sur quatre est contraint de prendre un emploi pour subvenir à ses besoins.

Un étudiant d’Ile-de-France déboursera en moyenne 2.564,73 euros pour la rentrée tandis qu’un étudiant en région dépensera en moyenne 2.282,64 euros.

« Cependant, en 2016, l’écart global est en recul, notamment grâce à l’encadrement des loyers expérimenté à Paris et à la diminution des écarts de prix à la consommation entre l’Ile-de-France et les autres régions », note-t-elle.

« Alors qu’en moyenne, un étudiant francilien dépensait 6,01% de plus pour les frais de rentrée et 21,3% de plus pour les frais mensuels qu’un étudiant en région, en 2015, ces écarts se réduisent à 5,5% pour les frais de rentrée et 20,2% pour les frais courants en 2016, un niveau toujours préoccupant par ailleurs », détaille-t-elle.

Selon l’Unef, les étudiants parisiens doivent notamment débourser en moyenne 1.156 euros par mois pour leur logement, leurs transports et leurs dépenses courantes. La capitale devance Créteil (1.035 euros), Nanterre (1.024 euros), Nice (906 euros), Lyon (856 euros) et Bordeaux (831 euros).

La ville la plus abordable est Limoges (655 euros), suivie de Poitiers (658 euros), Brest (661 euros), Saint-Étienne (684 euros) et Pau (692 euros).

« Le coût d’une année universitaire varie du simple au double », dénonce l’Unef qui, à moins de neuf mois de la présidentielle, demande des mesures « pour garantir l’égalité sur tout le territoire » et « réduire le coût de la vie des étudiants ».

Selon le syndicat, « ces inégalités s’expliquent principalement par les variations des prix des loyers, qui représentent en moyenne 55% du budget moyen annuel d’un étudiant et peuvent atteindre dans certaines villes près de trois-quarts du budget moyen, comme à Bordeaux ».

Côté transports, le budget passe du simple au triple entre Toulouse (100 euros par an) et Lyon (310 euros par an), alors qu’en Ile-de-France l’abonnement revient à 341 euros par an.

« Un certain nombre de collectivités font reposer cette année encore le poids de leurs difficultés budgétaires sur les épaules des étudiant-e-s en augmentant leurs tarifs: c’est le cas par exemple à Bordeaux (+15 euros), Lyon (+8 euros) ou encore Paris (+7 euros) », dénonce l’Unef.

L’agglomération Bordeaux Métropole a démenti ces chiffres, affirmant que la hausse de l’abonnement annuel était de 6,60 euros.

L’Unef réclame notamment « la généralisation d’un demi-tarif étudiant pour les transports dans toutes les villes universitaires ».

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