Le coût de la vie des étudiants continue de grimper (Unef)

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Loyers trop élevés, transports trop chers, la facture continue de s’alourdir pour les étudiants à la rentrée 2016, selon l’Unef, obligeant la moitié d’entre eux à cumuler job et études, et 12% à financer leur cursus avec un prêt.

« Pour la rentrée 2016, le coût de la vie augmente de 1,23% soit près d’un point de plus que l’inflation », selon une étude de l’Union nationale des étudiants de France (Unef) publiée dimanche.

Pour le premier syndicat étudiant, la hausse du coût de la vie des étudiants s’explique principalement par l’augmentation des prix des loyers et des transports. « Six villes cumulent ces deux augmentations: Paris, Bordeaux, Lyon, Orléans, Besançon et Nice », souligne le rapport, qui dénonce l’envol des prix des loyers pour les petites surfaces dans 15 villes universitaires.

« Alors que le logement représente en moyenne 55% du budget des étudiants, plus de la moitié des villes universitaires voient les loyers des petites surfaces s’envoler, avec une hausse de 1,38% à Paris et de 0,5% pour le reste de la France ».

C’est en région parisienne que le montant des loyers des petites surfaces est le plus élevé, avec un loyer moyen mensuel de 806 euros en 2016 contre 795 euros en 2015, soit une augmentation de 1,38% imputée par le syndicat au « non respect de l’encadrement des loyers ».

En région, Bordeaux fait figure de mauvais élève avec une hausse de 4,7% et un loyer moyen passant de 468 euros par mois en 2015 à 490 euros en 2016. La capitale girondine est suivie par Le Mans (+3,45%), Orléans (+2,39%) et Caen (+2,38%).

Côté transports, c’est également Bordeaux qui affiche la plus grosse augmentation du tarif étudiants avec +7,43% (de 210 euros par an en 2015 à 225,60 euros en 2016), suivie par Lyon (+2,65%), Paris (+2,40%), Nice (+2%) et Nantes (+1,12%).

Pour financer ces dépenses, 12% des étudiants ont recours à un prêt, d’un montant moyen de 10.000 euros, selon l’Unef. Et près de 50% d’entre eux occupent un emploi pendant l’année scolaire, dont 30% à temps plein.

« La moitié de ces jobs n’ont aucun rapport avec les études et mettent en concurrence le temps passé à travailler et celui passé à étudier », selon le syndicat, qui souligne qu' »avec un étudiant sur 2 qui échoue en licence, le salariat étudiant se place en tête des causes de cet échec ».

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