Une mission d’exploration à Wallis et Futuna sur les richesses minières sous-marines

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Une mission d’exploration et de pédagogie sera envoyée à Wallis et Futuna, portant sur des richesses minières sous-marines de ces îles, a annoncé mercredi la ministre des Outre-mer George Pau-Langevin.

La ministre s’est exprimée à l’issue d’une dernière réunion de travail avec une délégation des autorités coutumières, en visite à Paris jusqu’au 14 juillet, et notamment composée du roi d’Alo (Futuna), Filipo Katoa, du roi de Sigave (Futuna), Eufenio Takala, ainsi que du Premier ministre d’Uvéa (Wallis), Mikaele Halagahu.

Les autorités coutumières « sont conscientes qu’il faut faire des choses maintenant en matière de développement économique si l’on veut que les jeunes puissent trouver des opportunités à Wallis et Futuna », a dit la ministre devant les médias.

Lors du déplacement sur place de François Hollande et de la ministre en février, « on avait proposé une coopération avec les États-Unis pour exploiter les richesses sous-marines, mais les chefs coutumiers s’étaient dit extrêmement réservés », en lien avec « les inquiétudes de la population sur l’environnement », a précisé la ministre.

« Nous avons convenu d’envoyer une mission qui soit à la fois une mission d’exploration, qui va entendre les inquiétudes des populations, et une mission pédagogique qui va expliquer aux gens comment les choses peuvent se passer ».

Autre sujet de discussion: l’évolution du statut des îles, qui date de 1961. « Il y a à peu près un accord pour dire que les institutions méritent d’être toilettées », a expliqué la ministre, insistant sur la nécessité de « mette au clair la répartition des compétences ».

Elle a rappelé qu' »à la place des communes, on a des circonscriptions, des chefs coutumiers. (…) », que le président de l’assemblée territoriale n’a pas de pouvoir exécutif, qui revient au préfet, et qu’au sein du conseil territorial, « qui représente les chefferies, les rois coutumiers », « l’assemblée n’a pas beaucoup de poids ».

La ministre a évoqué l’idée que « le président de la collectivité puisse avoir des pouvoirs exécutifs, mais il faut combiner ça avec le pouvoir des rois », pour « ne pas bousculer des équilibres institutionnels aujourd’hui stabilisés ».

Wallis et Futuna est divisé en trois royaumes coutumiers, un à Wallis et deux à Futuna, dont les dirigeants exercent, avec l’église catholique, une influence prépondérante. Une longue période d’instabilité a perduré après la destitution du précédent roi de Wallis en septembre 2014. Les rivalités entre chefferies avaient conduit à l’intronisation de deux rois en avril, jusqu’à ce que le préfet prenne acte de la désignation de l’un d’eux en juin au motif que l’autre avait maille à partir avec la justice.

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