Maîtrise de la langue : une réduction des écarts à l’école (Depp)

Selon la dernière enquête Cedre consacrée à la maîtrise de la langue, les écarts entre les écoliers diminuent. Des inquiétudes persistent cependant.

© Christian Schwier - Fotolia.com

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Le dispositif Cedre a pour but de suivre l’évolution des compétences des écoliers et des collégiens sur une période de 10 ans. Sa dernière enquête, réalisée en 2015 et publiée par la Direction de l’évaluation, de la prospective et de la performance (Depp), porte sur la maîtrise du langage et met en exergue de nombreux indicateurs positifs sur le niveau des élèves.

Moins d’écarts à l’école, plus d’élèves « moyens »

Tout d’abord, l’étude montre qu’il y a une réduction des écarts de niveau à l’école. Il y a moins de très bons et de très mauvais élèves, et donc plus d’élèves avec un niveau moyen.

© MENESR - DEPP

© MENESR – DEPP – Le groupe 5 désigne les élèves les plus brillants et le groupe <1 ceux qui sont le plus en difficulté

Par exemple, la proportion d’élèves en grande difficulté de lecture est passé de 3% à 1%, et le pourcentage des élèves en grande difficulté de compréhension de lecture est passé de 15% à 11%.

Concernant le collège, le niveau des élèves est globalement en hausse (baisse de 3% de la part des élèves les plus faibles), mais les inégalités y sont accentuées, avec une augmentation de la proportion des élèves les plus brillants et des élèves les plus faibles.

Un accroissement des disparités filles/garçons

Parallèlement, les écarts entre filles et garçons se creusent : « La différence entre les scores moyens des filles et ceux des garçons augmente de manière significative puisqu’elle passe de 6 à 14 points en faveur des filles entre 2003 et 2015 ». Les garçons sont également surreprésentés dans les bas niveaux, au contraire des filles qui sont de plus en plus présentes dans les groupes 4 et 5.

© MENESR - DEPP

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Une amélioration dans l’éducation prioritaire

Alors des résultats inquiétants en 2009, l’étude de 2015 montre une nette amélioration de la situation de l’éducation prioritaire. En effet, la part des élèves les plus faibles (qui était de 34% en 2003) est désormais de 21% en 2015. Bien que l’écart entre éducation prioritaire et le public « reste significatif », il se réduit progressivement.

Source(s) :
  • DEPP

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