CAPES 2016 : de nombreux postes non pourvus dans 6 disciplines

Selon les premiers résultats du Capes externe 2016, de nombreux postes restent à pourvoir dans six disciplines dont les lettres classiques et l'allemand.

© one - Fotolia.com

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De nombreux postes n’ont pas été pourvus : tel est le constat à retenir des premiers résultats du Capes externe 2016, communiqués par le Snes-FSU.

Six disciplines concernées

Ce déficit touche six matières : les lettres classiques (68 admis pour 230 postes), les lettres modernes (1079 admis pour 1316 postes), l’allemand (149 admis pour 345 postes), l’anglais (1055 admis pour 1225 postes), l’éducation musicale (132 admis pour 165 postes) et le breton (3 admis pour 4 postes). Pour les lettres classiques, les lettres modernes et l’allemand, le nombre d’admis est inférieur à 2015, alors que le nombre de postes ouverts est similaire.

L’agrégation est également déficitaire avec des postes non pourvus dans neuf disciplines :  grammaire, anglais, lettres classiques, sciences économiques et sociales, mathématiques, musique, biochimie – génie biologique, finance et contrôle, et système d’information.

Les lettres classiques durement touchées

Sur son blog « Lutte des classes », hébergé par Marianne, l’enseignant de lettres classiques Loys Bonod dénonce une « catastrophe sans précédent » pour sa discipline, qui compte seulement 30% de postes pourvus. Il accuse le ministère de n’avoir rien fait « pour préserver, renforcer, promouvoir l’enseignement des langues anciennes » et de l’avoir « laisser mourir en silence et loin des yeux de tous ». Pour compenser, le ministère devra de nouveau avoir recours à des professeurs contractuels, qui sont parfois recrutés sans avoir ce concours.

La promesse du candidat Hollande, qui annonçait la création de 60 000 postes d’ici à 2017, semble désormais impossible à réaliser.

Source(s) :
  • Snes-FSU ; Marianne Blog - Lutte des classes

19 commentaires sur "CAPES 2016 : de nombreux postes non pourvus dans 6 disciplines"

  1. Arthur  6 juillet 2016 à 15 h 06 min

    « Postes non pourvus » ne signifie pas « postes non créés ». Ces postes CREES ne sont pas POURVUS parce que les correcteurs sont très exigeants avec les candidats.

    Qu’aurait-on entendu si tous les postes CREES avaient été POURVUS, quels que soient les résultats, même les plus médiocres…

    🙂Signaler un abus

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    • école  6 juillet 2016 à 19 h 49 min

      Absolument d ‘ accord avec vous ,notre enfant titulaire d’un master MEF avec mention pour être professeur des écoles ce fichu concours a décroché il lui manque très peu de point il manque des suppléants dans les écoles impossible d’avoir un poste que fait le rectorat que fait le ministre ?Signaler un abus

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    • Vl  7 juillet 2016 à 7 h 49 min

      Je ne pense pas que ce soit l’exigence des correcteurs qui soit en cause mais le niveau des candidats extrêment faible, ça va tout simplement de paire avec un nivélément vers le bas, pour une équité totale!Signaler un abus

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  2. Mathieu  6 juillet 2016 à 20 h 01 min

    En mathématiques, vous ne parlez que de l’agrégation, pourtant il manque également 300 postes au CAPESSignaler un abus

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  3. Laurent Saulnier  6 juillet 2016 à 21 h 19 min

    Merci pour ce commentaire!Signaler un abus

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  4. CocoNut  7 juillet 2016 à 8 h 45 min

    C’est sans compter les doublons… A titre d’exemple je me suis amusé à les recenser en Mathématiques: 50 doublons CAPES externe – Agrégation, et il faudrait comparer aussi la liste des reçus aux CAPES externe et interne etc…
    Bien évidemment, il ne s’agit pas de pourvoir avec n’importe qui à n’importe quel niveau, mais cela montre bien le manque d’attractivité de la profession.
    De toute façon les recalés des concours se retrouveront dans les classes à la rentrée comme contractuels ou vacataires, sans formation…Signaler un abus

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  5. sandrine  7 juillet 2016 à 9 h 25 min

    Mais Arthur, ce dont les élèves ont besoin, c’est bien de postes créés , ET POURVUS ?
    Les postes créés au budget – parce que jugés nécessaires au bon fonctionnement du système – s’ils restent virtuels, ou pourvus à coup de contractuels recrutés à Pôle Emploi (quand on en trouve…), cela ne permet pas de couvrir les besoins des élèves ?

    Les jurys sont dans leur rôle quand ils décident qui, parmi les candidats qui se présentent, est recrutable ou non. C’est l’Etat, responsable de la continuité et de la qualité du service public dû aux élèves, qui est clairement défaillant. Depuis plusieurs années les concours ne font pas le plein et la pénurie de profs titulaires se creuse – il serait temps d’aider les candidats à atteindre le niveau légitimement exigé par les jurys. Cela passe par des aides financières car il est difficile d’étudier à fond tout en travaillant pour vivre en parallèle…Signaler un abus

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    • Morgann  11 juillet 2016 à 16 h 48 min

      Je suis tout à fait d’accord avec Sandrine. Les postes créés, c’est un moyen pour l’État d’avoir bonne conscience. Les examinateurs font leur travail – il est hors de question de recruter des gens qui, bien que volontaires, n’ont pas le niveau. Il y a un réel enjeu.

      Je parle des lettres classiques car il s’agit de ma discipline. Malgré les postes créés (230 cette année), le nombre de candidats à se présenter aux écrits du CAPES est bien inférieur. Nous avons 68 admis en fin de compte sur toute la France. L’enseignement n’est pas une voie professionnelle qui donne envie. J’ai passé le capes en 2015, l’ai obtenu et ai suivi la formation à l’ESPE (anciennement l’IUFM). Beaucoup de collègues de promo ont démissionné en cours d’année de stage. Nous ne sommes pas préparés à la réalité du terrain…
      Il est fort à parier que ça ne va pas mieux aller dans les prochaines années.

      Les contractuels sont une main d’oeuvre bon marché : ils n’ont pas le même statut que les titulaires, pas la même légitimité par conséquent aux yeux de l’institution. Ils coûtent moins chers, prennent ce qu’on veut bien leur donner, sont avertis au dernier moment de leur affectation… Il est difficile, dans ces conditions, d’assurer les missions des enseignants. Cela fait le bon dos de l’État qui paye moins des gens qui vont se décarcasser davantage pour préserver leur poste. CQFD.

      Et ensuite, les élèves trinquent.Signaler un abus

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