Bac: des candidats fêtant l’Aïd pourront passer le rattrapage un jour plus tard (Siec)

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Des candidats qui fêteront l’Aïd, probablement mercredi, pourront être reconvoqués jeudi pour les oraux de rattrapage du bac, en application de la réglementation existante, a indiqué lundi à l’AFP Vincent Goudet, directeur de la Maison des examens en Ile-de-France (Siec).

« Depuis une dizaine de jours, nous avons été sollicités par des chefs de centres d’examens, qui s’interrogeaient sur la conduite à tenir pour les candidats ou les interrogateurs qui demanderaient à bénéficier de l’Aïd el Fitr », la fête de la rupture du jeûne juste après la fin du mois du ramadan, susceptible de tomber le 6 juillet, au début des oraux de rattrapage qui se termineront vendredi, a-t-il expliqué.

« Pour répondre à cette demande, on a rappelé la réglementation applicable, le 30 juin », a indiqué M. Goudet.

Pour les enseignants, une circulaire de la fonction publique du 10 février 2012 précise que ceux qui le demandent doivent se voir accorder une autorisation d’absence pour une liste de fêtes religieuses, dont l’Aïd el Fitr, a-t-il précisé.

Pour les candidats au bac, c’est la circulaire du 18 mai 2004 sur le port des signes religieux qui s’applique, indiquant que l’institution scolaire « doit prendre les dispositions nécessaires pour qu’aucun examen ni aucune épreuve importante ne soient organisés le jour de ces grandes fêtes religieuses ».

Comme la date de l’Aïd el Fitr n’est décidée que quelques jours avant, elle n’a pas pu être prise en compte dans le calendrier du bac établi des mois à l’avance, a-t-il ajouté.

Le Siec a « appliqué deux circulaires prises par les précédents gouvernements », a relevé de son côté le ministère de l’Education nationale dans un communiqué. « C’est d’ailleurs selon ces mêmes règles que certains bacheliers de confession juive ont pu bénéficier d’un report de l’oral lundi 13 juin 2016 dernier à l’occasion de la Pentecôte (Chavouot) », a souligné la rue de Grenelle.

Vendredi, le principal syndicat de chefs d’établissement, le SNPDEN-Unsa, a critiqué dans un communiqué les consignes du Siec. « Si les chefs de centre doivent interroger tous les candidats pour savoir s’ils viennent ou non, du fait de l’Aïd, c’est, dans la pratique, ouvrir un droit général pour tous de différer d’un jour leurs épreuves et pour les enseignants, de réduire d’un jour leur participation à l’examen », ont estimé les chefs d’établissement.

« Dans un baccalauréat précaire, déjà marqué par un nombre insolite d’erreurs, c’est ajouter un élément de plus de désorganisation. Si on décide que le calendrier religieux est prioritaire sur les épreuves du baccalauréat, il faut avoir le courage de l’assumer, de renoncer à toutes les épreuves ce jour-là et de différer les résultats d’un jour », ajoute le SNPDEN.

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