Sorbonne à Abou Dhabi: un intermédiaire français fait saisir des avoirs émiratis

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L’homme d’affaires Pascal Renouard de Vallière, qui dit n’avoir jamais été payé pour sa contribution à l’ouverture d’une antenne de la Sorbonne à Abou Dhabi, a entrepris de faire saisir des avoirs des Emirats Arabes Unis en France, a appris l’AFP jeudi.

Son avocat Me François Améli a confirmé cette action, qui fait suite à une décision en appel en faveur du lobbyiste français, le 30 octobre 2015 .

Débouté en première instance en 2013 entre autres parce qu’il n’avait pas de contrat écrit à présenter, M. Renouard de Vallière a obtenu gain de cause auprès de la cour d’appel de Paris.

Cette dernière a condamné les Emirats Arabes Unis à lui payer 2 millions d’euros d’honoraires, avec les intérêts légaux, ainsi que des dommages intérêts de 500.000 euros, pour son rôle d’intermédiaire.

Ne voyant arriver aucun paiement, l’homme d’affaires a lancé il y a deux semaines une série de saisies sur des avoirs détenus par six banques, dont des établissements français. « A contre-coeur », assure-t-il à l’AFP.

« Je ne comprends pas pourquoi ils s’obstinent à m’humilier de cette façon-là », dit M. Renouard de Vaillière à propos des autorités émiraties. En plusieurs décennies à travailler pour des pays arabes, le plus souvent sur la base d’engagements à l’oral, « ça ne m’était jamais arrivé ».

Implanter une antenne de la prestigieuse université parisienne à Abou Dhabi, « c’était mon idée », dit celui qui se définit comme « conseiller en relations internationales » sur son site internet, entre deux photos prises aux côtés de célébrités telles que le chanteur Lionel Richie.

M. Renouard de Vallière, dont les réseaux sont également politiques et qui a récemment accompagné la présidente du FN Marine Le Pen dans quelques déplacements, dit avoir travaillé des « milliers d’heures », multiplié les voyages et engagé « 600.000 euros de frais » jusqu’à l’inauguration officielle le 18 novembre 2006 de l’antenne de la Sorbonne à Abou Dhabi.

Dans son arrêt, la cour d’appel de Paris souligne « la brillante réussite au regard des enjeux économiques et stratégiques » de ce projet.

« C’est la première fois que nous avons une telle décision en faveur d’une personne physique contre un Etat, pour le pot de terre contre le pot de fer », s’est réjoui Me François Améli.

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