Un square Baden-Powell à Paris, alors que le scoutisme français reverdit

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Un square Baden-Powell a été inauguré mercredi après-midi à Paris, alors que les héritiers français du fondateur du scoutisme se réjouissent de la bonne dynamique de leurs mouvements, malgré le manque de jeunes adultes encadrants.

L’ancien square Bayen, dans le XVIIe arrondissement, est devenu « square Olave et Robert Baden-Powell », en hommage au créateur du scoutisme au début du XXe siècle (1857-1941) et à son épouse (1889-1977) « chef guide mondiale ».

« Transformer ce qui était un art d’apprendre aux hommes à faire la guerre en un art d’apprendre aux jeunes à faire la paix »: le projet de l’ancien militaire britannique a fait florès.

« Plusieurs capitales avaient des rues portant ce nom. Nous sommes le premier mouvement de jeunesse dans le monde avec 50 millions de membres, il était important que la mairie de Paris reconnaisse cela », explique à l’AFP la présidente de la Fédération du scoutisme français, Elsa Bouneau.

La France, avec 150.000 scouts, éclaireurs (garçons), guides et éclaireuses (filles), pèse peu dans le scoutisme mondial. Son voisin belge en compte davantage (170.000) alors qu’il est six fois moins peuplé.

Mais les effectifs français augmentent, notamment chez les Scouts et guides de France (SGDF, catholiques): 71.000 adhérents, un nombre en augmentation de « 24% en dix ans ».

Education à la citoyenneté, apprentissage de la vie en groupe dans la nature, de l’autonomie, de la solidarité, de la « sobriété heureuse »… « On offre à nos jeunes la possibilité de se +déconnecter+ pour se reconnecter aux autres, à leur environnement et parfois à quelque chose de supérieur », souligne Elsa Bouneau.

« On s’est décomplexé après les événements dramatiques qui ont traversé la France en 2015, convaincus que notre méthode correspond aux attentes de la jeunesse », ajoute-t-elle.

La Fédération du scoutisme français regroupe cinq associations – les SGDF, les Eclaireurs (laïques), les Eclaireurs unionistes (protestants), les Eclaireurs israélites, les Scouts musulmans de France (SMF) – ainsi qu’un membre associé, les Eclaireurs de la nature (bouddhistes). Les SMF, avec 600 adhérents revendiqués, sont en quête de notoriété dans une France qui « ne compte pas beaucoup de mouvements d’éducation populaire ayant une sensibilité musulmane », note leur président Abdelhak Sahli.

Globalement, « notre développement est freiné par le manque de jeunes adultes » encadrants, relève Elsa Bouneau. C’est pourquoi le scoutisme français s’est « beaucoup battu » pour la création attendue d’un « congé engagement », qui doit permettre aux chefs scouts de s’absenter de leur travail six jours par an.

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