Orientation des élèves: s’y prendre plus tôt et rapprocher l’Education de l’entreprise (rapport)

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Pour mieux orienter les élèves, il faudrait s’y prendre plus tôt, tenir davantage compte de leur motivation et leurs aptitudes, et rapprocher l’éducation de l’entreprise avec des stages plus nombreux, prône un rapport sénatorial présenté mercredi.

Il existe actuellement « un gâchis » avec 150.000 décrocheurs scolaires par an et un taux d’échec élevé des étudiants en licence, a estimé lors d’une conférence de presse le sénateur Les Républicains du Bas-Rhin Guy-Dominique Kennel, rapporteur de la mission sénatoriale d’information sur l’orientation scolaire. Ce rapport a été adopté mercredi par la commission de la culture, de l’éducation et de la communication au Sénat.

« L’orientation se fait essentiellement par l’échec », fonctionnant « comme un couperet lors de classes paliers sur le seul fondement des notes » pour les élèves qui ne sont pas admis dans les parcours les plus prestigieux, la voie générale puis la filière scientifique. L’orientation débouche souvent sur le décrochage scolaire ou le désintérêt de l’élève, a-t-il regretté.

Dans la voie professionnelle notamment, l’affectation ne prend pas en compte la motivation ou des qualités requises pour différents métiers, déplore le rapport. Il préconise des classes à spécialisation progressive, tournées vers un champ professionnel plutôt qu’un métier.

La mission propose de confier les Centres d’information et d’orientation (CIO) aux régions, qui seraient chargées de cette mission en dehors du temps scolaire. Pendant le temps scolaire, l’orientation devrait être « l’affaire de tous les enseignants », pas uniquement des professeurs principaux.

Tout jeune enseignant devrait faire un stage en entreprise dans les cinq premières années de sa carrière.

Les élèves devraient être pris en charge dès la 6ème avec un « passeport de l’orientation » et des rencontres organisées chaque année entre parents et enseignants pour en discuter.

Le « parcours avenir », mis en place à la rentrée 2015 pour préparer l’orientation, « est une bonne chose » mais devrait être « sacralisé » avec un horaire dédié.

Il faudrait aussi revoir le stage de 3ème, pour mettre en place plutôt trois stages de deux jours qu’un seul de cinq jours, afin de diversifier les expériences des élèves, et introduire un stage plus long au lycée général et technologique.

La mission réclame davantage de transparence dans les procédures informatiques d’affectation des élèves, Affelnet pour le lycée, APB pour l’enseignement supérieur, avec mention des résultats des différentes disciplines et des taux d’insertion. Elle se prononce contre le tirage au sort actuellement effectué pour certaines filières « en tension » comme les Staps (sport).

Autre proposition, les bourses pourraient être majorées en cas de mobilité étudiante.

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