Vers une école de mode française « de référence mondiale »

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L’Institut français de la mode (IFM) et l’Ecole de la chambre syndicale de la couture parisienne ont annoncé mardi un rapprochement, pour « doter la France d’une école de mode de référence mondiale ».

La nécessité de créer une grande école de mode française capable de rivaliser sur le plan international avec les établissements les plus prestigieux, comme l’école londonienne Central Saint Martins, a souvent été soulignée par les professionnels.

« Ce rapprochement (…) a pour ambition de doter la France d’une école de mode de référence mondiale, fondée sur des valeurs d’ouverture et de diversité, accueillant aussi bien des apprentis en CAP que des étudiants en Bac+5 », indique Pierre Bergé, président du Conseil d’administration de l’IFM, cité dans un communiqué commun des deux écoles.

Le nouvel ensemble, sous la responsabilité de l’IFM, offrira des formations dans les domaines du management et de la création de mode. Il accueillera 700 étudiants, dont 200 en apprentissage et en alternance, avec 40% d’étudiants étrangers, 2.000 cadres en formation continue et 25 entreprises et fondations partenaires.

L’IFM a été fondé en 1986 par les professionnels du secteur et bénéficie du soutien du ministère de l’Industrie, tandis que l’Ecole de la chambre syndicale de la couture parisienne, créée en 1927, appartient à la Fédération française de la couture. De prestigieux créateurs de mode sont issus de ses rangs, parmi lesquels André Courrèges, Yves Saint Laurent, Issey Miyake, Valentino…

Les deux établissements ont des « portefeuilles de programmes qui s’emboîtent complètement », a déclaré à l’AFP Pascal Morand, président exécutif de la Fédération française de la couture, qui dirige le comité de pilotage en charge du rapprochement avec Dominique Jacomet, directeur général de l’IFM.

« On est dans un ensemble qui démarre du CAP et qui va jusqu’au niveau master, et sûrement un jour jusqu’au niveau doctorat », a-t-il ajouté, précisant qu’un master de création serait mis en place à la rentrée 2017.

« Ce projet sera un atout décisif pour la mode française afin de perpétuer le statut de Paris comme capitale mondiale de la mode », a souligné Ralph Toledano, président de la Fédération française de la couture, cité dans le communiqué.

Dans un rapport remis en décembre aux ministres de la Culture et de l’Economie, Lyne Cohen-Solal, élue socialiste parisienne, soulignait la très forte représentation d’étudiants issus de la Central Saint Martins de Londres, de La Cambre à Bruxelles et de l’université Aalto à Helsinki parmi les lauréats de prestigieux concours comme le grand prix du Festival de mode de Hyères, le prix LVMH et celui de l’Andam.

Dans ce secteur en pleine mutation, ce projet s’ajoute à un partenariat annoncé en décembre entre l’Ecole nationale supérieure des Arts décoratifs, les Mines et Paris-Dauphine (création, ingénierie, management) et présenté comme une « préfiguration d’une grande école de mode publique » par Fleur Pellerin, alors ministre de la Culture.

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