Etudiants en médecine et jeunes médecins en souffrance, selon une enquête

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Un quart des étudiants en médecine et des jeunes médecins ne s’estiment pas en bonne santé et 14% déclarent avoir eu des idées suicidaires, selon une enquête de l’Ordre des médecins qui dresse le portrait de jeunes en souffrance

L’enquête a été réalisée auprès de 8.000 étudiants en médecine en 2e et 3e cycle et de jeunes professionnels qui ont été interrogés en mars et avril derniers par le biais de questionnaires.

« L’enquête permet de dresser plusieurs constats sur la santé des étudiants et jeunes médecins dont la souffrance est avérée » note le Conseil national de l’Ordre des médecins (CNOM) dans un communiqué.

24,2% des répondants ont évalué leur état de santé comme étant « moyen ou mauvais », un pourcentage dépassant 30% en 2e cycle.

Sans surprise, la quasi totalité (95%) avaient été soumis à des situations stressantes au cours des trois mois précédents, tandis que la plupart (64%) travaillaient plus de 48 heures par semaine, 8% déclarant même travailler plus de 70 heures hebdomadaires.

Le lien entre le temps de travail et la qualité de l’état de santé est « puissant », quels que soient les groupes étudiés, relève le CNOM.

Les étudiants en 2e cycle sont de leur côté près de 16% à déclarer avoir eu des idées suicidaires, contre 14% pour ceux du 3e cycle et 12% pour ceux en fin de cursus. Au total, 14% disent avoir eu des idées suicidaires.

Dans ce cas, ils ont le plus fréquemment recours aux médicaments anxiolytiques (30% en consomment souvent ou parfois) contre 11% pour l’ensemble des étudiants et médecins interrogés.

Quant aux autres médicaments, environ 10% ont recours aux somnifères et un tiers aux anti-douleurs de niveau un (paracétamol…), mais ils se méfient en revanche assez nettement des antidépresseurs (seulement 4% déclarent en prendre souvent ou parfois).

En ce qui concerne les produits psychoactifs, un tiers reconnaît consommer de l’alcool tous les jours ou plusieurs fois par semaine. 17% consomment par ailleurs du tabac tous les jours ou plusieurs fois par semaine.

Etudiants en médecine et jeunes médecins se distinguent du reste de la population en ne consultant que rarement des médecins généralistes : 68% n’en avaient pas vu un au cours des 12 derniers mois (78% pour les étudiants en fin de cursus).

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