Professionnels de l’éducation: amour du métier et manque de reconnaissance

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Rémunérations et perspectives de carrière restent en tête des préoccupations des professionnels de l’éducation, qui sont plus de 90% à aimer leur métier mais moins de la moitié à se sentir « reconnus et respectés », indique l’enquête annuelle de l’Unsa, fédération de syndicats.

Quelque 93,5% des 25.490 personnes ayant pris part à cette enquête, réalisée du 5 mai au 5 juin, disent aimer leur métier, un taux stable par rapport aux deux années précédentes. Mais ils ne sont plus que 83,1% à être « heureux » de l’exercer et 41,8% se disent prêts à le conseiller à un jeune de leur entourage, précise cette enquête publiée jeudi par la fédération, proche du Parti socialiste.

Parmi les moins satisfaits figurent les 45-55 ans et les personnels de l’éducation des Hauts-de-France. Les plus heureux (86,2%) sont les moins de 35 ans ou ceux travaillant dans des associations d’éducation populaire (98,5%).

Ils sont 46,4% à ressentir de la reconnaissance et du respect dans leur pratique professionnelle, un taux en légère hausse par rapport à 2015 (45%) et 2014 (42%). Ce sentiment est bien plus faible chez les enseignants (36,3%) que chez les autres (56,6%). Il est toutefois en hausse chez les enseignants de l’école primaire (34,6% en 2016, contre 28% l’an dernier).

Le pouvoir d’achat reste la priorité pour 59,7% des répondants à cette enquête, devant les perspectives de carrière (44,2%).

L’enquête a été réalisée après plusieurs annonces sur une revalorisation des revenus des fonctionnaires en général et des enseignants en particulier, mais ces hausses n’apparaissaient pas encore sur la fiche de paye.

Enfin, à peine plus d’un quart (26%) se disent en accord avec les choix politiques du gouvernement dans leur secteur d’activité. Un chiffre certes supérieur au taux de popularité du gouvernement dans les sondages d’opinion, mais ces catégories professionnelles « sont le coeur de l’électorat socialiste », rappelle Laurent Escure, secrétaire général de l’Unsa.

Les moins satisfaits des choix politiques sont les chercheurs et enseignants-chercheurs (9,1%), qui souffrent notamment de la dégradation du financement de la recherche et de devoir passer de plus en plus de temps à trouver des crédits.

Le questionnaire de l’Unsa pose chaque année, depuis 2013, les mêmes questions (dont deux ouvertes) aux mêmes dates. Les enseignants représentent la moitié des répondants et les autres personnels de l’éducation (bibliothécaires scolaires, médecins, inspecteurs, auxiliaires de vie scolaire etc.) l’autre moitié.

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