Des jeunes en formation vont recréer une Citroën mythique des années 1920

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Des jeunes en formation professionnelle vont recréer une Citroën pionnière de la traversée du Sahara au début des années 1920, l’occasion de perpétuer des métiers menacés de disparition, a annoncé mercredi l’association à l’origine de ce projet.

Les Citroën de type B2 modifiées par l’ingénieur Adolphe Kégresse sont connues pour leurs chenilles semblables à celles d’un char d’assaut qui équipaient leur essieu arrière.

Monture de l’explorateur Georges-Marie Haardt, une B2 spéciale surnommée le « Scarabée d’Or » avait franchi, dans un convoi de quatre autres Citroën identiques, le Sahara de Touggourt à Tombouctou en 19 jours au tournant des années 1922 et 1923, une première pour une automobile.

Des Citroën-Kégresse avaient ensuite participé à la « Croisière noire » à travers l’Afrique et la « Croisière jaune » franchissant le continent asiatique, toujours avec Haardt à la tête des expéditions, faisant beaucoup pour la réputation de la marque aux chevrons.

Deux autochenilles B2 historiques ont été préservées, dont l’une, « le Scarabée d’Or » de Haardt, se trouve dans les collections du Conservatoire Citroën à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).

L’idée du projet actuel est, sur trois ans, de reproduire à l’identique cette automobile exceptionnelle, a détaillé mercredi lors d’une conférence de présentation Olivier Masi, président de l’association « Des voitures et des hommes ».

Les élèves ingénieurs de l’Ecole nationale supérieure d’Arts et Métiers vont recevoir en septembre la B2 de Citroën et partiellement la démonter, pour en numériser les pièces et recréer ainsi les plans d’origine qui ont été perdus.

Ce sera ensuite aux élèves du lycée professionnel du Château d’Epluches (Saint-Ouen l’Aumône, Val d’Oise), formant aux métiers de l’automobile et du transport, de reproduire les pièces spécifiques et de construire un « Scarabée d’Or » bis sur la base d’une B2 de série en cours d’acquisition.

Pour M. Masi, il s’agit de former la prochaine génération de « mécaniciens, carrossiers, tôliers formeurs, peintres, selliers, menuisiers, ébénistes », autant de métiers de l’automobile ancienne qui peinent à recruter ou à faire reprendre leur activité, alors que le marché de l’entretien et de restauration de ces voitures représente 20.000 emplois « non délocalisables ».

Ses promoteurs espèrent voir le projet aboutir en 2019, année du centenaire de la création des Automobiles André-Citroën. Le nouveau Scarabée d’Or a vocation à être ensuite exposé au musée des Arts et Métiers à Paris.

« Des voitures et des hommes », qui estime le coût du projet à environ 150.000 euros, a établi un partenariat avec la Fondation du Patrimoine pour recueillir des dons.

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