L’Assemblée rejette une résolution pour permettre aux collégiens et lycéens de valider une année à l’étranger

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Les députés ont rejeté jeudi une résolution LR visant à demander au gouvernement de faire en sorte que les lycéens ou collégiens qui passent une année scolaire à l’étranger voient cette année comprise dans leur cursus.

Opposée à cette proposition de résolution, la secrétaire d’Etat chargée du Commerce et de l’Artisanat Martine Pinville a jugé qu’elle était « nulle et non avenue par les objectifs qu’elle entend poursuivre ». Elle a aussi estimé qu’elle « pourrait remettre en cause un dispositif éprouvé par le temps et l’expérience, qui fonctionne, qui est reconnu par l’ensemble de nos partenaires étrangers ».

Pour la secrétaire d’Etat, « accorder une reconnaissance de manière systématique, générale et aveugle n’aurait aucun sens sur le plan pédagogique », la proposition étant une « fausse bonne idée » en dépit des ses intentions « plus que louables ».

Christophe Premat (PS) a souligné pour sa part que les élèves du second degré de retour de l’étranger (après avoir été scolarisés dans des établissements non reconnus par le ministère de l’Education) passaient – après un feu vert du recteur -, un examen organisé par le chef d’établissement d’accueil pour déterminer la classe dans laquelle ils devaient être intégrés, cet examen étant basé sur le cursus de la classe suivie.

Selon l’auteur de la résolution, le député LR Patrick Hetzel, « alors que l’intérêt des jeunes Français, en collège ou en lycée, d’aller passer une année à l’étranger ne cesse de croître, la France reste un des rares pays de l’Union européenne à ne pas reconnaître du tout la période passée à l’étranger ».

« Non seulement aucune équivalence n’est admise à leur retour, mais de surcroît, ils doivent réintégrer le niveau scolaire qu’ils avaient quitté! », regrette-t-il.

« Alors que les Allemands sont 11 fois plus nombreux que les Français à passer un an de leur scolarité à l’étranger, il paraît indispensable que la France mette en place une reconnaissance officielle de ce type d’études et établisse une équivalence attendue par les élèves et leurs parents », juge-t-il.

« L’intérêt primordial est naturellement de maîtriser parfaitement une langue. Cela leur permet aussi d’appréhender un système scolaire différent. Mais cette année en immersion leur permet aussi de découvrir la diversité des cultures, des modes de vie », juge-t-il.

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