Pour « sauver le bac », encore plus de contrôle continu et un examen resserré (étude)

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Pour « sauver » le baccalauréat devenu trop lourd et inefficace pour préparer les lycéens à l’enseignement supérieur, une étude préconise mercredi une organisation avec quatre semestres, encore plus de contrôle continu, des enseignements à la carte et un examen resserré.

Le bac actuel est jugé trop coûteux: 100 millions d’euros, sans compter les heures de classe perdues dès la seconde voire au collège à cause de l’organisation de l’examen, relève l’étude du « think tank » Terra Nova, proche du Parti socialiste.

« La création régulière de nouvelles épreuves » et l’augmentation des candidats ont abouti à « une complexification qu’on ne parvient plus à maîtriser », estime l’étude, citant par exemple le nombre de langues (57 avec les options facultatives), donnant chacune lieu à trois épreuves.

Terra Nova pointe aussi « la logique compensatoire du baccalauréat – une note en atténuant une autre » par le jeu de la moyenne et des coefficients.

En outre, l’année du bac ne prépare pas au supérieur, car « seules les connaissances et compétences validées par l’examen final sont travaillées ». Une fois le diplôme en poche, « l’échec de près de 6 étudiants sur 10 en licence » montre que le « bac ne suffit pas », estime l’étude, soulignant aussi qu' »un jeune sur cinq sorti de notre système scolaire avec le bac » est « au chômage dans les quatre ans qui suivent son entrée sur le marché du travail ».

Il faudrait limiter l’examen à deux jours, soit deux épreuves en 1ère et deux épreuves en terminale, « les autres disciplines étant évaluées en cours de scolarité », préconise l’étude. Cela irait de pair avec « une responsabilisation des élèves dans le choix des disciplines qu’ils voudront valider », « une limitation du système de compensation des disciplines les unes par les autres », « une articulation plus claire entre les exigences du lycée et les attendus des années après-bac ».

Il y aurait ainsi quatre semestres, deux en première et deux en Terminale. Comme le quatrième semestre serait postérieur aux processus d’admission post-bac, la note prône notamment « un exercice de type travaux pratiques encadrés (TPE) ».

Le contrôle continu introduirait « une exigence de tous les instants qui rappellera aux élèves la nécessité d’un travail régulier ». De même, « l’instauration de notes éliminatoires par module » permettrait de « renforcer le niveau d’exigence attendu ».

Pour préparer sa poursuite d’études, la note préconise un parcours avec un tuteur: chaque enseignant prendrait en charge six ou sept élèves dans un système qui se substituerait au professeur principal.

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