Bac : des détecteurs de téléphones portables contre les fraudes

Pour lutter contre la fraude au bac, toutes les académies sont dotées de détecteurs de smartphones. Un dispositif qui se veut surtout dissuasif.

examen baccalauréat

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Le Bac 2016, c’est demain, mercredi 15 juin. Le stress monte chez les élèves. Pour dissuader ceux qui pourraient être tentés de tricher afin de pallier des révisions difficiles, le ministère de l’Education nationale rappelle dans sa présentation de l’examen (pdf), que des détecteurs de téléphones portables seront déployés.

Le nombre et l’emplacement de ces détecteurs sont « confidentiels », mais toutes les académies en sont équipées depuis 2013 et la mise en place d’un « plan antifraude », indique le ministère. Leur répartition est décidée par les recteurs « de façon aléatoire ». Le but de ce dispositif : « lutter préventivement contre l’utilisation frauduleuse des nouvelles technologies ». L’utilisation de ces machines se veut donc, avant tout, dissuasive.

Des « bibliothèques numériques »

Véritables « bibliothèques numériques », comme le souligne Next Inpact, les téléphones portables sont en effet le nouveau cauchemar des examinateurs du baccalauréat, aux côtés des traditionnelles « antisèches ». Selon le ministère, en 2015, la fraude via un appareil électronique (smartphones en tête, puis lecteurs MP3) a représenté 32% de l’ensemble des fraudes détectées lors du Bac.

A toutes fins utiles, la Rue de Grenelle rappelle la définition d’une fraude. Ainsi, il peut s’agir d’une « communication entre les candidats pendant les épreuves », de « l’utilisation d’informations, de documents ou de matériels non autorisés par le sujet ou la réglementation », ou encore… d’une « substitution de personne ».

Une tricherie à haut risque

Selon le règlement du Bac, tous les appareils « non autorisés » doivent être « impérativement éteints », puis « rangés dans le sac » du candidat. « Les surveillants de salle doivent veiller à ce que les candidats ne puissent y avoir accès pendant la durée de l’épreuve », indique le ministère.

Que risque un candidat tricheur pris en flagrant délit ? Des sanctions administratives (blâme, privation de mention, interdiction de passer le bac pendant 5 ans, voire de s’inscrire à d’autres examens), mais aussi pénales (dans le cas, surtout, d’une substitution de personne, ou de la divulgation de sujets d’épreuves). En 2015, sur 860 « suspicions de fraude », 464 sanctions ont été prononcées. Parmi elles, 157 blâmes et 295 interdictions de passer un examen pour une durée de 1 à 2 ans.

Source(s) :
  • MENESR, Next Inpact

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