Le SNUipp, 1er syndicat des professeurs des écoles, change de direction

logo AFP

Le SNUipp, premier syndicat des professeurs du primaire, s’est doté vendredi d’une nouvelle direction, qui succède à l’équipe en place depuis six ans, conformément à la règle de limitation des mandats au sein de cette organisation.

Sébastien Sihr et Aline Becker, respectivement secrétaire général et secrétaire générale adjointe, cèdent ainsi leur place à un co-secrétariat général composé de Régis Metzger, Christian Navarro et Francette Popineau, qui sera la porte-parole, a annoncé le syndicat lors de son congrès à Rodez (Aveyron).

Le SNUipp, affilié à la Fédération syndicale unitaire (FSU), est né en 1993 après la scission de la Fédération de l’éducation nationale, qui avait donné naissance à la FSU. Lors des dernières élections professionnelles, en 2014, il était arrivé en tête avec 44,25% des votes, en baisse de quatre points par rapport aux précédentes, devant le SNE-Unsa (25%).

Francette Popineau, 56 ans, est professeure des écoles dans la Vienne, Christian Navarro, 58 ans, enseigne dans la Haute-Garonne, et Regis Metzger, 54 ans, dans la Moselle.

Sébastien Sihr, 46 ans, faisait partie du SNUipp national depuis onze ans et s’apprête à « tourner la page de (son) engagement syndical », a-t-il déclaré à l’AFP, précisant qu’il restait « bien évidemment syndiqué ».

« Nous avons mené une vraie bataille sur le déclassement salarial des professeurs des écoles », a-t-il déclaré, rappelant que les études internationales soulignent depuis des années le faible niveau de rémunération des enseignants du primaire en France par rapport aux autres pays riches.

Les instits, bien que recrutés à bac plus 5, au niveau master, comme leurs collègues du secondaire, touchent cependant des rémunérations moindres, selon les grilles de salaires et de primes.

Le SNUipp et les autres syndicats viennent d’obtenir l’alignement de l’indemnité annuelle de suivi et d’accompagnement des élèves (ISAE) sur celle de leur collègues du secondaire, à 1.200 euros par an à partir de la rentrée 2016, contre 400 euros actuellement.

« Mais il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour que la priorité à l’école primaire (promesse de la campagne de François Hollande: ndlr), sur le papier, se mette en oeuvre concrètement », a ajouté M. Sihr. Enfin, il « regrette que la réforme des rythmes scolaires ait été mal pensée, mal conçue et insuffisamment financée, laissant un goût d’amertume chez beaucoup de collègues ».

La France compte quelque 330.500 professeurs des écoles qui exercent dans 47.000 établissements du public (maternelles et élémentaires).

Tous droits de reproduction et de représentation réservés. ©2014 Agence France-Presse
Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos AFP) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l’AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l’accord préalable écrit de l’AFP. L’AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations.

Recherche dans les archives

Vous