L’ex-directeur du Céregmia révoqué de l’enseignement supérieur (avocats)

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Le Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche (CNESER) a prononcé la révocation de l’enseignement supérieur de l’ancien directeur du laboratoire universitaire Céregmia, le professeur Fred Célimène, a-t-on appris mercredi auprès des avocats.

Kinvi Logossah, ancien directeur-adjoint du Céregmia et Eric Carpin, maître de conférences, membre de ce laboratoire se sont vus infliger une suspension d’exercer respectivement de 5 ans et de 2 ans sans salaire, selon ces mêmes sources.

En juin 2015, la commission disciplinaire de l’Université de Toulouse 1 Capitole avait prononcé une interdiction d’exercer des fonctions de direction de laboratoire de recherche durant 5 ans à l’encontre de Fred Célimène, Kinvi Logossah et Eric Carpin écopant d’un blâme.

Les trois membres du laboratoire étaient poursuivis pour « des faits supposés de nature financière dans la gestion du Céregmia » et « des faits de harcèlements, insultes publiques ou encore de violence morale » par la présidente de l’Université des Antilles, Corine Mencé-Caster, qui avait fait appel d’une sanction jugé trop légère.

Me Olivier Bureth, son avocat, s’est déclaré mercredi sur RCI « très agréablement surpris de la révocation de M. Célimène qui me parait une sanction juste (…) même si je ne m’y attendais pas », a-t-il dit. D’autant que selon lui, « c’est la deuxième fois qu’un professeur des universités est révoqué ».

L’avocat des trois universitaires sanctionnés devrait saisir le Conseil d’Etat, indique-t-on de bonnes sources.

Parallèlement à ce volet du dossier Céregmia, une instruction judiciaire est en cours sur la base d’une information judiciaire  » pour  » escroquerie en bande organisée et détournements de fonds en bande organisée « .

Dans le cadre de cette instruction judiciaire, Fred Célimène, l’ancien directeur du laboratoire universitaire, a été mis en examen, le 13 janvier 2016, pour plusieurs chefs dont « atteinte à la liberté d’accès des candidats dans les marchés publics, recel d’un bien provenant d’un délit, escroquerie en bande organisée et faux en écritures publiques ».

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